3 questions à…



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Dr Toussa-Ahossou Solange, présidente de la coalition des OSC SR/PF (Togo)

‘‘ Il nous faut des décideurs politiques plus engagés’’

Pourquoi autant de difficultés à prendre en compte les besoins des adolescents et des jeunes ?

Nos difficultés sont de trois ordres. Nous avons vraiment besoin de l’appui de l’Etat pour pouvoir accéder aux établissements scolaires. Certes, il y a une ouverture, mais elle n’est pas totale. La prestation de services dans une école doit être automatique mais les OSC sont parfois confrontées à l’opposition de certains responsables qui ont du mal à concevoir l’introduction des préservatifs et autres produits contraceptifs dans les établissements scolaires alors qu’on sait que les jeunes s’adonnent déjà au sexe ; la preuve : des milliers de jeunes et adolescentes tombent enceintes chaque année.

La deuxième difficulté est liée aux moyens financiers nécessaires pour pouvoir étendre les actions en matière de la santé de reproduction des adolescents et des jeunes. Nous disposons des stratégies efficaces adaptées aux jeunes mais c’est en deçà des besoins.

La troisième contrainte est liée à l’environnement politique. Nous avons besoin des lois qui stipulent clairement les droits des jeunes en santé sexuelle et de la reproduction. Il est difficile aujourd’hui, pour la société civile, de mener certaines actions sur le terrain s’il n’y a pas un texte préalablement élaboré dans le domaine.

Qu’avez-vous fait pour que la SRAJ soit mieux prise en compte ?

La société civile est avant-gardiste sur toutes les questions liées à la santé sexuelle et de la reproduction. Elle en était le porte-flambeau au moment où l’Etat n’en parlait pas ou personne n’osait en parler. On peut, aujourd’hui, librement débattre des questions sur la PF grâce aux actions de la société civile. Des actions de plaidoyers ont été menées avec l’implication effective des jeunes.

Pourquoi les engagements pris dans ce domaine tardent-ils à être respectés ?

Depuis les engagements d’Abuja jusqu’au Partenariat de Ouagadougou, très peu de pays sont arrivés à respecter leurs engagements. Nos états doivent considérer la PF comme une stratégie de développement. Il faut que nous ayions des hommes politiques beaucoup plus engagés pour la santé sexuelle et de la reproduction et la planification familiale.

Propos recueillis par Patricia ADJISSEKU


 Hamidou Garba, gouverneur de la région de Niamey (Niger)

‘‘ La communication auprès des décideurs et des bénéficiaires des services est essentielle ’’

Monsieur le gouverneur, certains disent que la santé reproductive des adolescents et des jeunes est le talon d’Achille des programmes SR dans les pays du partenariat de Ouagadougou. Qu’en est-il au Niger ?

Au Niger, Dieu merci, il y a une évolution. La question relative à la santé de la reproduction était taboue. Fort heureusement, aujourd’hui, nous pouvons dire que la volonté politique a été suffisamment affirmée. De plus en plus, dans les différents programmes et projets, on en tient compte. La preuve, au ministère de la jeunesse, des centres amis des jeunes ont été créés. Ces centres organisent de nombreuses sessions d’animation. Certes, il y a quelques insuffisances, mais la mobilisation continue et, dans les mois à venir, il y aura un grand progrès dans le domaine de la santé de la reproduction au Niger.

Qu’est ce qui fait que les engagements pris dans ce domaine ne sont pas respectés ?

Je pense que c’est un problème de communication. Les bienfaits de la bonne santé de la reproduction ne sont pas suffisamment élucidés, ni suffisamment compris et acceptés par tous. Pour y arriver, je pense que nous devons beaucoup miser sur la communication auprès des décideurs et des bénéficiaires de ces services. Aujourd’hui, au Niger, un changement est en train de s’opérer dans la société. Ainsi, chez les chefs coutumiers, de plus en plus, ce sont des intellectuels qui dirigent leur communauté. Chez les religieux, ce sont les oulémas alphabétisés ayant fréquenté de grandes universités qui sont en train d’animer le débat. Du côté des décideurs, que ça soit à l’Assemblée nationale ou au gouvernement, je pense que la création du ministère en charge de la modernisation sociale – et donc de la renaissance culturelle du Niger – est un atout. L’existence d’un ministère chargé des questions de population est un autre atout. Nous gardons donc espoir que les choses vont continuer à changer.

Qu’attendez vous de cette réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou pour une meilleure prise en compte de la SRAJ ?

Cette réunion consacrée à l’accélération de la mise en œuvre de la santé de la reproduction est une belle occasion pour faire le point et des recommandations assez solides et réalisables. Nous allons échanger avec les autres participants et voir ce que nous pouvons prendre comme recommandations pour notre pays, selon nos capacités à pouvoir les mettre en œuvre.

Propos recueillis par Idé Fatouma

 


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