Phase d’accélération 2016-2020

Depuis cinq ans, la sous-région ouest africaine est marquée par un mouvement sans précédent de repositionnement de la planification familiale (PF) dans les stratégies de lutte contre la mortalité maternelle et de promotion de la PF. Les évènements marquants de cette impulsion sont entre autres : la conférence de Ouagadougou en février 2011, qui a permis de lancer la première phase du Partenariat de Ouagadougou (PO) au niveau sous-régional, intitulée « urgence d’agir » ; la conférence de Londres en juillet 2012 qui a abouti à la naissance de FP2020; la réunion annuelle 2015 du PO à Cotonou, qui elle également a permis de célébrer les succès réalisés après quatre années de mise en œuvre du PO et enfin la réunion ministérielle de décembre 2015 à Dakar qui a accentué le momentum, et débouché au lancement de la seconde phase du PO pour la période 2016-2020, intitulée « phase d’accélération ». Durant cette phase, les pays renforceront les acquis et mettront davantage l’accent sur la contribution de la PF à l’atteinte du dividende démographique.

Lors de la réunion annuelle du PO de 2015, la communauté internationale a apprécié et célébré les résultats réalisés par les 9 pays du PO. En effet, en 2012 les 9 pays francophones comptaient 3.000.000 de femmes sous méthodes contraceptives modernes, et en juin 2015, on estimait le nombre à 4.350.000 femmes, soit une augmentation de plus d’un million de femmes additionnelles. C’est au regard de ces résultats encourageants que les ministres de la santé ont décidé en décembre 2015 de se fixer comme nouvel objectif de 2.2 million de femmes additionnelles pour la phase d’accélération 2016-2020.

Cet objectif a été fixé sur la base des tendances de la phase “Urgence d’agir” de chacun des pays auxquelles une majoration de 15% a été appliquée pour tenir compte de la dynamique hétérogènes des pays. En effet, selon les tendances, les 9 pays atteindront 1,9 million d’utilisatrices additionnelles en 2020. Si par contre on tient compte de l’hétérogénéité et de la dynamique des pays, le coefficient de 15% vers la hausse les 9 pays, permettrait d’atteindre 2,2 million de femmes additionnelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes à l’horizon 2020, comme présenté dans les graphiques de la figure ci-dessous.

La phase d’accélération 2016-2020, de par ses ambitions, présente pour l’ensemble des pays et leurs partenaires, des enjeux importants, car en plus de l’objectif de 2,2 million de femmes additionnelles utilisatrices des méthodes contraceptives modernes, les pays ont aussi décidé de procéder à la revue et révision de leurs plans d’action en vue d’en faire des plans de deuxième génération, prenant en compte les évidences scientifiques connues et les innovations porteuses.