Recommandations relatives à l’accélération du travail

Un travail difficile (ou dystocie) se caractérise par une progression anormalement lente du travail due à des contractions utérines inefficaces, une présentation ou une position anormales du fœtus, un bassin osseux inadéquat ou des anomalies des tissus mous du bassin de la mère. Il est plus fréquent chez les femmes nullipares et est associé à une morbidité et à une mortalité maternelles et périnatales considérables consécutives aux infections, aux ruptures utérines et aux accouchements avec assistance instrumentale qui en découlent. Dans la pratique clinique, il peut être difficile d’identifier la cause précise d’une progression lente du travail. « L’absence de progression » est l’élément de plus en plus couramment utilisé pour décrire l’allongement de la durée du travail et est l’une des principales indications pour une première césarienne. Le fait que, dans bon nombre de cas, une césarienne soit pratiquée trop rapidement, sans prendre en considération les interventions moins invasives pouvant permettre un accouchement par voie basse, soulève des préoccupations grandissantes. L’accélération du travail est le processus consistant à stimuler l’utérus afin d’augmenter la fréquence, la durée et l’intensité des contractions après le début du travail spontané. Elle est généralement utilisée pour prendre en charge l’allongement du travail lorsque les contractions utérines sont jugées trop faibles.