SR/PF dans les 09 pays du PO: 13 millions de nouvelles utilisatrices visées par le PO pour atteindre ses objectifs d’ici 2030

L’hôtel Bravia de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a abrité un atelier Régional d’Orientation des Journalistes sur la Santé de la Reproduction/Planification Familiale. Plus d’une quarantaine des journalistes venus de 9 Pays francophones d’Afrique de l’Ouest, membres de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO) ont pris part à cet atelier, du 10 au 12 Août 2021. L’UCPO, par la voix de sa Directrice Générale, Madame Marie Ba, fixe comme objectif ultime d’atteindre 13 millions de nouvelles utilisatrices de méthodes modernes de contraception à l’horizon 2030 pour le PO.

La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du Ministre Burkinabè de la Santé, Pr Charlemagne Marie Ragnag-Néwendé Ouedraogo, qui avait à ses côtés la Directrice Générale de l’UCPO, Marie Ba, le représentant du ministre Burkinabè de la Communication et la Relation avec le parlement, ABOUBACR ZIDDA, la représentante de « Population Council », Fatou M’Bow. On notait également la présence de plusieurs autres personnalités du Burkina Faso.

Cet atelier a été organisé en partenariat avec Population Council. Selon la Directrice Générale de l’UCPO, la nouvelle stratégie du partenariat de Ouagadougou met l’accent particulier sur les jeunes et leur contribution sur la recherche au niveau local et national dans les prochaines années pour atteindre ses objectifs. « L’UCPO regroupe 9 pays. Le Burkina joue un rôle important dans la RS et la PF, au-delà de la création du PO ici au BF en 2011 », a indiqué Marie
Ba, avant de remercier le Burkina Faso, pays hôte à travers le ministère de la Santé pour les efforts consentis en matière de santé de la reproduction et la planification familiale.

Elle a aussi salué le leadership du ministre de la santé qui a permis d’arriver au taux de prévalences contraceptives actuels qui ont contribué à l’atteinte des objectifs de l’UCPO. Par la même occasion, Marie Ba a remercié les journalistes, bloggeurs et la société civile participants à cet atelier, sans lesquels les objectifs de l’UCPO seront difficiles à atteindre.

« L’objet de cet atelier est d’informer sur les défis et les avancées par rapport aux engagements. La souveraineté contraceptive du Burkina Faso est un facteur d’émulation pour la sous-région. Quant au financement domestique pour l’achat des produits contraceptifs qui a atteint un niveau sans précèdent au Burkina Faso, le pays reste leader dans ce domaine au niveau des pays du partenariat de Ouagadougou avec 1,3 milliards alloués à l’achat des produits contraceptifs. Une preuve pour le pays qui accorde une importance capitale à la santé de la femme et la santé reproductive. L’objet de cet atelier est d’informer également les différentes catégories de media présents sur les défis mais également sur les avancées dont nous sommes fiers étant la seule région avec l’Afrique australe à atteindre son objectif par rapport aux engagements. Nous voulons donc mettre à profit aux journalistes et l’impact de vos diffusions sur nos populations, nos cibles pour l’atteinte de nos objectifs d’ici 2030 », a-t-elle laissé entendre.

Plusieurs modules de la SR/PF au centre de la formation
Durant trois jours d’échanges, les participants ont appris sur un certain nombre de modules à savoir :

  • les objectifs, la méthodologie et les résultats attendus de l’atelier ;
  • 2011-2021 : Dix ans du PO, Une décennie d’actions et de défis;
  • la Nouvelle stratégie et Vision du Partenariat de Ouagadougou à l’horizon 2021- 2030 ;
  • l’Initiative inclusive de l’UCPO pour l’implication de la société civile comme partenaire stratégique dans l’atteinte des objectifs 2030. A ceux-ci s’ajoutent :
  • Changer les normes sociales : Pourquoi et avec qui ? ;
  • L’Accès et la disponibilité des services de SR/PF dans un contexte de crise humanitaire ;
  • l’Impact de la COVID 19 sur les politiques et programmes de SR/PF des pays du PO ;
  • la mobilisation des ressources domestiques : avancées et défis ; ainsi que
  • l’Importance de la PF dans la capture du dividende démographique en Afrique de l’Ouest.

Le Partenariat de Ouagadougou a été lancé, en février 2011 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Son but est d’accélérer les progrès de l’utilisation des services de planification familiale au Burkina, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal, au Togo et au Benin. Sa vision est une Afrique de l’Ouest francophone où un accès facile à la planification familiale de qualité qui sauve et améliore la vie des femmes et des jeunes et sert de catalyseur pour un développement durable pour tous. La sous-région de l’Afrique de l’Ouest est, entre autres, caractérisée par des taux de fécondité les plus élevés au monde avec une prévalence contraceptive très faible et un indice synthétique de fécondité extrêmement fort. Environ 25 % des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans, souhaitent espacer ou limiter les naissances mais n’utilisent pas de méthodes contraceptives modernes essentiellement du fait de l’inaccessibilité des services de planification familiale.

Cependant depuis 2011, l’Unité de Coordination du Partenariat, basée à Dakar, au Sénégal, en relation avec les partenaires et les pays, a considérablement augmenté le nombre de femmes utilisatrices de méthodes contraceptives modernes. Le Partenariat de Ouagadougou a ainsi atteint et dépassé ses objectifs en enregistrant plus de 3,8 millions d’utilisatrices additionnelles de méthodes modernes de planification familiale dans les 9 pays membres, en 2020. Son objectif actuel est d’atteindre 13 millions d’utilisatrices de méthodes modernes d’ici 2030,
doublant ainsi le chiffre actuel qui est de 6,5 millions.

Plusieurs partenaires techniques et financiers soutiennent cette initiative. Au fil des années, le PO a noué et développé de solides partenariats avec divers acteurs dont les représentants des médias et de la communauté des blogueurs des pays membres. En plus, le PO co-organise annuellement avec Population Council un concours d’excellence en production médiatique sur la planification familiale. Ce concours qui est à sa sixième édition a gagné en notoriété. Il a déjà primé de nombreux journalistes des pays du PO.

Rappelons que cet atelier s’est tenu aussi au moment où le PO a identifié quatre priorités dans sa nouvelle stratégie (2021-2030) : il s’agit de la recherche, les normes sociales, la planification familiale en contexte humanitaire et la mobilisation de ressources. Une nouvelle initiative inclusive pour l’implication des organisations de la société civile comme partenaires stratégiques dans l’atteinte des objectifs 2030 est également lancé. C’est pourquoi, au vu de cette situation, les organisateurs ont estimé que les journalistes et les blogueurs ont besoin d’une remise à niveau. Il leur faudra donc engranger toutes ces informations, d’en saisir la signification profonde pour en faire, plus tard, une fois au sein de leur rédaction, un bon usage dans leurs productions en vue de contribuer plus fortement et plus largement à la promotion de la SR/PF.

A l’issu de ce trois jours d’atelier à Ouagadougou, les participants ont clos leur séjour par la visite de terrain dans certaines structures œuvrant dans la santé de la reproduction et la planification familiale. L’atelier a regroupé soixante (60) participant-e-s. Les catégories de médias représentés étaient entre autres la radio, la télé, la presse écrite, la presse en ligne et la communauté des blogueurs.

Envoyé spécial, Madihawa Kébé
Publié le 18-08-2021 dans Le Jour