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Contribution au respect des droits humains : le projet « Plurielles » joue sa partition

26 janvier 2023

Le projet « Plurielles », sous la coordination du Groupe de Recherche-Action sur la Sécurité Humaine (GRASH) 3 et avec le soutien financier d’Affaire Mondiale Canada a ouvert ce mercredi 25 janvier 2023 à Ouagadougou, un atelier de renforcement de capacité à l’endroit d’acteurs de la société civile, portant sur le mécanisme de l’examen périodique universel. Prévu pour durer deux jours, les recommandations de cet atelier contribueront à un meilleur respect des droits humains à travers l’Examen Périodique Universel.  

Le Burkina Faso, plongé dans un contexte sanitaire et sécuritaire difficile, rencontre des difficultés quant au respect des droits humains, et plus particulièrement, les droits en santé sexuelle et reproductive, qui sont pourtant des droits fondamentaux. Dans le but de contribuer à résoudre les problèmes qui surviennent en ce sens, plusieurs Etats ont formulé des recommandations à l’Etat Burkinabè à l’occasion de son examen devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies dans le cadre de l’Examen Périodique Universel.

L’examen périodique qui est un instrument utilisé par les États afin d’améliorer la situation des droits de l’homme dans tous les pays membres et de traiter des violations des droits de l’homme, d’où qu’elles se passent. Il permet d’évaluer dans quelle mesure des États membres remplissent leurs obligations en matière de droits de l’homme. Le prochain passage du Burkina Faso devant le Conseil des droits de l’homme est prévu pour se tenir en juin 2023. A cet effet, la contribution de la société civile est assez importante selon Me Ali Traoré, membre du comité de rédaction du rapport.

« L’examen périodique un mécanisme qui a été mis en place par l’assemblé générale des nations unis. C’est un mécanisme des Etats car ils ont accepté de se faire examiner par d’autres Etats. Mais avec le temps, on n’a pensé qu’il était important que la société civile puisse accompagner cet examen là parce qu’il se fait sur la base d’examens fiables. C’est pour cela qu’il a été permis à la société civile de participer en soumettant des rapports. C’est notre objectif de ce jour. Nous avons pensé qu’il est important que chacun dans son domaine puisse mettre du sien », a éclairé Me Ali Traoré.

Dr Moctar Diallo, Pirecteur pays de Plurielles Burkina, a appuyé les propos de son prédécesseur en revenant sur l’objectif général de cet atelier qui se tient du 25 au 26 janvier 2022 à Ouagadougou.

« Le présent atelier vise à assoir la connaissance des participants qui sont issus de la société civile ; des ministères, du gouvernement sur les questions de santé et de droits humains. Par rapport à ce processus qui est l’examen périodique universel, des recommandations seront faites aux Etats par rapport aux questions de droits sexuels et reproductifs. Aussi, les capacités des participants seront renforcées afin de mieux conduire le plaidoyer pour une amélioration de l’accès des populations en matière de droits en santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso », a expliqué Dr Moctar Diallo

Il a par ailleurs soutenu que les résultats de cet atelier formulé en recommandations auront un fort impact car ils permettront de mesurer réellement l’ampleur des actions entreprises par le Burkina Faso sur le plan des droits humain pour parvenir à un développement durable. Il faut noter que le projet « Plurielles Burkina », est mis en œuvre par un consortium constitué d’organisations canadiennes à savoir Santé Monde, Avocats Sans Frontière Canada et la société pour la coopération du développement international. Présent au Burkina Faso, au Mali, au bénin, ce projet vise à améliorer les services de santé sexuelle et reproductive offerts aux adolescentes et aux femmes les plus vulnérables.

Publié le 26-01-2023 dans Burkina 24

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