28 août 2020
La prévision est alarmante. Selon l’UNFPA, 47 millions de femmes risquent de ne plus avoir à la contraception, entrainant 7 millions de grossesses non désirées dans les mois à venir. De ce fait, l’accès aux services de santé et de nutrition, les droits en santé sexuelle et reproductive sont plus que jamais menacés pour les femmes et les jeunes surtout en cette période de COVID-19.
« Ces répercussions sur la planification familiale et la santé de la reproduction dans certains pays, peuvent découler dans les chaines d’approvisionnement en produits contraceptifs, de la fermeture des services et de la crainte du public de se rendre dans des structures sanitaires », a fait savoir d’emblée, la Présidente du Réseau Siggil Jigueen, Safiétou Diop ce vendredi 28 août.
Ce, au cours d’une conférence de presse pour la vulgarisation de l’appel à l’action du groupe thématique santé pour la signature du décret d’application de la loi Santé de la Reproduction (SR) votée depuis août 2005.
Ainsi, ledit groupe a formulé des recommandations. Il demande, entre autres, à l’Etat du Sénégal, de garantir un plein accès aux informations, services et produits en matière de soins de santé sexuelle et reproductive pour tous les adolescents et jeunes sans discrimination, en accordant une attention particulière aux jeunes en situation de handicap ou vivant dans des zones reculées, de renforcer le sentiment d’autonomisation et d’efficacité en promouvant les soins auto-administrés positifs pour la planification familiale, notamment en promouvant les méthodes de soin administrées.
Les recommandations du Groupe thématique santé
Aux donateurs, précise le réseau, il leur est exhorté de renforcer le financement pour maintenir les acquis et atténuer les impacts liés à la pandémie de la COVID-19. L’allocation d’un budget destiné aux autres urgences sanitaires en travaillant de concert avec les collectivités territoriales et les organisations de la société civile implantées dans leur zone d’intervention.
Pour le groupe thématique santé, la société civile doit garantir un dialogue ouvert et permanent avec les partenaires locaux chargés de la prestation de services afin d’appréhender les changements continuels des moyens de contraception de la disponibilité des services de planification familiale dans les structures publiques et privées.
Ceci, tout en encourageant les parents et les autres adultes du foyer restant à la maison en raison de la quarantaine et du confinement à mettre à profit cette période pour discuter de relations, de sexualité et de fertilité avec leurs adolescents.
Awa Faye
Publié le 28-08-2020 dans Seneweb
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