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Dialogue intergénérationnel : la masculinité positive expliquée à la jeunesse

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Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a organisé un dialogue intergénérationnel ce mardi 28 décembre 2021 dans la Salle Canal Olympia de Pissy à Ouagadougou sur la masculinité positive. Les jeunes, venus de divers milieux, ont partagé leurs expériences en matière d’engagement pour la promotion de l’élimination des violences basées sur le genre.

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) multiplie ses efforts pour contribuer à la mobilisation des jeunes, surtout les jeunes garçons pour la lutte contre les violences basées sur le genre et les pratiques néfastes. Dans ce sens, la structure a voulu animé, ce mardi 28 mardi décembre, un dialogue intergénérationnel sur la thématique : « La masculinité positive comme alternative inclusive de lutte contre les violences basées sur le genre ».

Selon la Responsable de la Communication, du Plaidoyer et du Partenariat du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Pélagie Nabolé, la structure qu’elle représente ambitionne d’ici à 2030 atteindre trois résultats transformateurs. A ce propos, elle a cité entre autres, Zéro besoin non satisfaction en matière de planification familiale ; Zéro décès maternel évitable ; et Zéro violence basée sur le genre et les autres pratiques néfastes.

« Donc c’est à ce juste titre que l’UNFPA a décidé d’accompagner les structures de jeunesse avec lesquelles nous travaillons notamment Afriyan dans la réalisation d’activité et visant à impliquer les jeunes dans la lutte contre les violences basées sur le genre », a-t-elle précisé.

Ainsi, a-t-elle ajouté : « Cette activité qui se tient aujourd’hui, a pour objectif de renforcer l’implication des jeunes garçons comme filles dans la transformation des normes sociales. Ils peuvent mener des activités concrètes avec des engagements forts pour que d’ici 2030, nous puissions brandir haut et fort zéro violence basée sur le genre au Burkina Faso ».

L’UNFPA a le mandat d’atteindre ce résultat transformateur et c’est dans cette optique que l’approche de la masculinité positive a fait l’objet de la communication du jour. Pour sa part, a soutenu la Communicatrice du thème Noëlie Kouraogo, l’intervention sur la thématique c’était de faire le lien entre la masculinité positive et la lutte contre les violences basées sur le genre. La masculinité positive est une alternative dans la lutte contre les violences basées sur le genre. C’est une nouvelle façon de redéfinir la masculinité sans forcément l’associer à la violence adressée à la femme où aux personnes vulnérables, a-t-elle expliqué. Aux dires de la Communicatrice, la masculinité positive contribue à construire des familles plus solides.

A l’image de Souleymane Maiga, Membre de “Afriyan”, tout comme les autres jeunes présents, ce panel est venu à point nommé et apporte un certain nombre d’enseignements et une certaine orientation vis-à-vis de leur engagement.

« La masculinité positive est une invite à travailler, à faire participer les autres couches de la société dans une dynamique où on pourra co-construire la société dans laquelle nous vivons », a laissé entendre M. Maiga.

La réalité des violences à l’égard des femmes au Burkina Faso

Selon les dernières estimations des Nations Unies, près d’une femme sur trois âgées de 15 ans et plus, partout dans le monde, a subi des violences physiques ou sexuelles. Au Burkina Faso, 37% des femmes ont été victimes de violences conjugales au cours de leur vie, 44% des femmes mariées l’ont été avant 18 ans et 44% des Burkinabè estiment cette pratique justifiée (Rapport SIGI, 2017).

Enfin, du 02 mars au 30 juin 2021, les dénonciations via le numéro vert (80 00 12 87) mis en place par le Ministère de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), faisaient état de 468 cas de VBG dont 388 sont des femmes.

L’UNFPA œuvre à prévenir la violence basée sur le genre et à y répondre par le biais de sa collaboration avec les responsables politiques, les systèmes judiciaires, les systèmes de santé et les partenaires humanitaires. La structure travaille également à l’élimination des pratiques préjudiciables, notamment les Mutilations Génitales Féminines (MGF) et le mariage d’enfants, et promeut un monde où chaque jeune fille pourra jouir pleinement de ses droits.

Youssouf KABDAOGO
Publié le 29-12-2021 dans Infowakat

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