Financements domestiques en faveur de la planification familiale : l’autre plaidoyer de l’ABBEF

L’Association Burkinabè pour le Bien-Etre Familial (ABBEF), avec l’appui des Directions Régionales de l’Economie et de la Planification des régions du Centre-Sud et du Centre-Ouest, ont organisé ce vendredi 2 juillet 2021 à Ouagadougou, un atelier de restitution d’une étude. Ladite étude a porté sur le niveau d’allocation des ressources financières en faveur de la planification familiale dans les deux régions citées. 

La planification familiale est considérée, selon les données officielles, comme un facteur de réduction de la mortalité maternelle de l’ordre de 30% et infantile, et aussi un facteur essentiel de réduction de la pauvreté. Mais, son financement domestique en termes d’offre de services, de création de la demande, d’environnement habilitant, constitue un des défis à relever.

Selon Esther Rosine Ouédraogo, Présidente de l’Antenne ABBEF de Ouagadougou, représentant le Président National de l’ABBEF au cours de la cérémonie, dans le cadre de la décentralisation, les collectivités territoriales ont en charge la programmation et la réalisation des activités de développement local sur leur territoire. Cependant la problématique du financement des activités de PF est aujourd’hui posée dans les communes.

« Le suivi des engagements pris pour le financement de la planification familiale par les communes n’est pas suffisamment ancré. Il n’existe pas, en effet, d’évidences claires par rapport au niveau du financement de la PF par les collectivités, notamment les communes. Il n’existe pas de données disponibles au plan national, que ce soit auprès de la faîtière des associations des mairies et des régions qu’au niveau du ministère de l’administration territoriale », a confié Esther Rosine Ouédraogo.

Augmenter la part des financements domestiques en faveur de la planification familiale

Les données, a-t-elle ajouté, lorsqu’elles sont disponibles, le sont exclusivement auprès des associations et ONG qui mènent le plaidoyer en faveur de l’allocation de ressources pour la PF dans les budgets des communes.

Ainsi, la société civile, dans son rôle de veille par rapport aux engagements pris par l’Etat, mène des plaidoyers aussi bien au niveau national que local pour interpeller les décideurs à augmenter la part des financements domestiques en faveur de la planification familiale.

Le financement de la PF dans les budgets des communes figure parmi les cinq engagements pris par le Burkina Faso dans le cadre de l’initiative Family Planning 2020 ou FP2020 au sommet de Londres en 2017. Les avancées en termes de suivi de ces engagements sont en deçà des attentes.

C’est pour disposer de données sur le niveau d’allocation des ressources financières en faveur de la planification familiale que l’ABBEF a décidé réaliser une étude, avec l’appui des directions régionales de l’économie et de la planification des régions du Centre-Sud et du Centre-Ouest.

Des exposés, présentations et échanges en plénières…

Cette étude a pour objectif de mettre à la disposition des acteurs, des données factuelles sur le niveau de financement de la planification familiale dans les budgets des communes des deux régions : le Centre-Sud et le Centre-Ouest,  en raison de contraintes financières. La restitution de l’étude a eu lieu au cours d’un atelier ce vendredi 2 juillet 2021 à Ouagadougou. 

La Présidente de l’Antenne ABBEF de Ouagadougou, Esther Rosine Ouédraogo, représentant le Président National de l’ABBEF, a indiqué qu’il s’agira, au cours des exposés, présentations et échanges en plénières, de présenter les résultats de l’étude sur le financement de la PF par les collectivités des deux régions, de discuter des goulots d’étranglement expliquant le niveau de financement de la PF, de formuler des recommandations et d’identifier les prochaines étapes en termes de plaidoyer.

Il faut noter que les participants proviennent notamment des ministères de l’économie et des finances, de l’association des municipalités du Burkina, de l’association des régions du Burkina et des acteurs de la société civile.

Noufou KINDO

Publié le 02-07-2021 dans Burkina 24