Le DMPA-SC ou SAYANA PRESS pour faciliter et accroître l’accès des femmes à la contraception injectable

Les pays du Partenariat de Ouagadougou entendent à travers le projet « Accélérer l’accès du DMPA-SC » faciliter et accroître l’accès des femmes à la contraception injectable. Des résultats dudit projet ont été présentés à la cérémonie de l’atelier de clôture, le 15 décembre 2021, à Abidjan-Cocody. C’était autour du thème « De l’introduction à la mise échelle du DMPA-SC en Côte d’Ivoire : Acquis et perspective ? »

Dr Célestin Compaoré, Directeur Régional du Projet DMPA-SC au niveau de l’Afrique de l’Ouest a indiqué que l’accès au DMPA-SC est un projet qui vise à appuyer les pays du Partenariat de Ouagadougou à accélérer l’introduction du DMPA-SC et du passage à l’échelle. Ce projet vise à planifier, coordonner et suivre la mise en œuvre de l’introduction et de la mise à l’échelle du DMPA-SC dans les Programmes Nationaux de Planification Familiale. Il vise également à accroitre l’accès des femmes et des filles à une variété de méthodes contraceptives en Afrique de l’Ouest.

Il faut noter que ce projet est une méthode contraceptive sous cutanée qui est facile à utiliser. Les femmes l’apprécient beaucoup parce que cette méthode leur permet de s’auto-injecter. Et de décider quand est-ce qu’elles veulent arrêter ou commencer une nouvelle contraception. Le projet vise non seulement à promouvoir cette méthode mais aussi à élargir la gamme de contraceptif qui existe dans nos pays. Il s’agit de travailler en synergie avec les différents ministères de la santé des différents pays en vue d’apporter l’assistance technique nécessaire. Le nom commercial de la méthode contraceptive du DMPA-SC est Sayana Press

Le coût varie d’un pays à un autre. Il y a des pays où c’est gratuit. Mais en Côte d’Ivoire, il est vendu à 500 FCFA. Selon Dr Touré Oumar, Conseiller Technique à Jhpiego Côte d’Ivoire, cette méthode contraceptive est disponible partout. Le Sayana press est administré dans 94% des districts sanitaires de Côte d’Ivoire. C’est très important, parce qu’il y a 113 districts sanitaire dans le pays.

L’objectif visé est de permettre aux femmes d’être autonome. Il y a 36% des districts qui ont commencé. Nous pensons qu’au fur et à mesure qu’on va avancer dans le temps, le pourcentage va s’améliorer. En Côte d’Ivoire, a-t-il fait savoir, les femmes ont accepté le produit. L’approvisionnement constituait un souci mais le ministère est en train de travailler à son amélioration. Les effets secondaires sont entre autres les maux de tête, la disparition des règles ou la femme peut saigner beaucoup plus. Quand cela arrive…

Dressant la situation du planning familial et de la contraception, dans les Pays du partenariat de Ouagadougou, Dr Compaoré a indiqué une faible prévalence avec des besoins non satisfaits importants. « 225 femmes meurent tous les jours en donnant la vie, et pour chaque femme qui meurt, il y a environ trente (30) autres qui souffrent d’infirmité », a-t-il souligné. Le taux de fécondité des pays du partenariat de Ouagadougou, a-t-il soutenu, les plus élevés au monde avec une prévalence et un indice synthétique de fécondité extrêmement fort. Et de préciser qu’environ 25% des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans, souhaitent espacer ou limiter les naissances. Cependant, elles n’utilisent pas de méthodes contraceptives modernes essentiellement du fait de l’inaccessibilité des services de planification familiale.

Il faut noter que Jhpiego ou le programme Johns Hopkins pour l’éducation internationale en gynécologie et obstétrique, a obtenu un financement de la Fondation Bill et Melinda Gates depuis 2019 pour la mise en œuvre du projet « Accélérer l’Accès au DMPA-SC ». Et cela, afin de contribuer aux efforts des pays visant à promouvoir l’expansion de la gamme des méthodes contraceptives, et accroitre les possibilités de choix aux femmes et aux filles en matière de contraception. Cet appui financier du projet de 27 mois concernait huit (8) pays africains, tous membres du Partenariat de Ouagadougou (PO). Et ce, dans le but d’améliorer l’accès, le choix et l’autonomie des femmes et des filles en matière de planification familiale.

Il faut noter que le projet a consisté à déterminer l’état actuel du rôle des décideurs, et les goulots d’étranglement dans l’introduction et la mise à l’échelle du DMPA-SC dans certains pays du Partenariat de Ouagadougou en collaboration avec les gouvernements des pays concernés et les partenaires de Access Collaborative ; renforcer la capacité des pays à aller de l’introduction à la mise à l’échelle du DMPA-SC ; promouvoir des approches catalytiques pour accélérer l’accès à une gamme plus étendue de méthodes variées y compris le DMPA-SC, pour les femmes ayant des besoins non satisfaits et apporter un appui à Access Collaborative pour faciliter la coordination entre les partenaires afin de relever les défis et disséminer les leçons apprises et les meilleures pratiques au niveau national, régional et global. *

A noter que la situation de la santé maternelle et néonatale demeure une préoccupation en Côte d’Ivoire avec trois femmes qui meurent toutes les 2 heures au cours de la grossesse, pendant l’accouchement et les 42 premiers jours du postpartum.


Qu’est ce que le DMPA-SC ou SAYANA PRESS?

  • 104 mg de médroxyprogestérone acétate (MPA) en 0,65 ml en suspension injectable.
  • Récipient à dose unique.
  • Tout-en-un pré-rempli à usage unique et non réutilisable, système d’injection Uniject.
  • Possibilité d’auto-injection
  • Suspension homogène blanche.

Salif D. Cheickna

Publié le 18-12-2021 dans Fratmat