Le mariage forcé des enfants et les grossesses en milieu scolaire handicapent l’évolution des filles dans l’Ouémé

Le Secrétaire Général de la Préfecture de Porto-Novo, Jean-Baptiste Akpamagbo, évoquant la situation des filles dans le département de l’Ouémé à la célébration en différé de la 9ème édition de la Journée Internationale de la Fille (JIFI) a indiqué mardi que plusieurs facteurs entravent l’évolution des filles dans ce département.

Selon Jean-Baptiste Akpamagbo, la situation des filles dans le département de l’Ouémé n’est guère reluisante nonobstant les nombreuses actions menées en matière de protection de l’enfant.

 Le mariage forcé des enfants, les grossesses précoces en milieu scolaire et d’apprentissage, l’exploitation économique des filles, le harcèlement sexuel, l’enlèvement et les abus sexuels sont entre autres phénomènes qui entravent l’évolution des filles dans le département de l’Ouémé.

A titre illustratif, souligne M. Akpamagbo, l’Ouémé a enregistré de 2018 à 2019, 518 cas de grossesses précoces en milieu scolaire, 335 cas d’enlèvement de filles mineures, 207 cas de mariage précoce et forcé, 116 cas d’exploitation économique des filles, 68cas d’abus sexuels et 56 cas de harcèlement sexuel.

Un tableau sombre qui aux dires du Secrétaire Général du département a conduit à l’intensification des actions dans la perspective d’aboutir à la tolérance zéro pour violences faiteaux filles.

Il appelle à cet effet, toute la communauté et tous les élus communaux du département de l’Ouémé à jouer pleinement leur partition pour la sauvegarde des droits des enfants en général et des filles en particulier à travers la dénonciation des cas de violences faites aux filles.

Publié le 15-10-2020 dans ABP