Plus d’un million de femmes utilisent des moyens modernes de contraception

Family Planning 2020 (FP2020), a produit son rapport annuel 2019-2020 sur la Planification Familiale (PF) en Afrique qui définit les progrès de la PF. Il ressort de ce rapport que le Burkina Faso figure parmi les treize (13) pays où l’utilisation de la contraception moderne a doublé depuis 2012. 

Au cours des huit dernières années, Family Planning a observé les progrès réalisés en matière de Planification Familiale dans certains pays de l’Afrique. Des indicateurs de santé de la femme et de la jeune fille, tels les grossesses non désirées, les avortements à risque, la mortalité maternelle et infantile, en témoignent.

En effet dans 13 pays (Bénin, Burkina Faso, Tchad, Côte d’Ivoire, RDC, Guinée, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Sénégal, Sierra Leone et Somalie, ndlr), le nombre d’utilisatrices de contraceptifs modernes a doublé depuis 2012. Ce sont 320 millions de femmes et de jeunes filles qui utilisent désormais une contraception moderne, soit une augmentation de 60 millions d’utilisatrices en plus depuis 2012, peut-on lire dans le rapport final de FP2020.

Ce nombre élevé d’utilisatrices, révèle FP2020, a eu comme impacts positifs, que plus de 121 millions de grossesses non désirées, 21 millions d’avortements à risque et 125 000 décès maternels soient évités l’année dernière.

Pour le Burkina Faso, le rapport de FP2020 a indiqué que 1 350 000 de femmes et jeunes filles utilisent les méthodes contraceptives et que cela a permis au pays d’éviter plus de 519 000 grossesses non désirées, 185 000 avortements dangereux et 1200 décès maternels au cours de l’année dernière.

Des améliorations ont également été relevées au niveau de la scolarisation et de l’économie. Ce progrès, l’ONG l’explique par l’accès des jeunes femmes et filles à une gamme croissante de méthodes contraceptives.

Beth Schlachter, Directrice Exécutive de FP2020, a déclaré à cet effet : « Le partenariat FP2020 a fait monter en flèche la courbe des progrès et a répondu avec force à la COVID-19. (…) des millions de femmes et de jeunes filles peuvent désormais planifier leur propre avenir en ayant accès à des contraceptifs (…).  Nous devons continuer à faire avancer les choses, et à veiller à ce qu’aucune femme ni aucune jeune fille ne soit laissée pour compte. »

Placer les femmes et les jeunes filles au centre de la planification familiale

L’ONG a fait savoir que des « millions » d’autres personnes « souhaitent» avoir accès aux méthodes modernes de contraception.

 « En juillet 2020, il y avait environ 942 millions de femmes en âge de procréer dans les 69 pays cibles de FP2020, contre 822 millions en 2012, soit environ 15 millions de femmes en plus chaque année. Le simple fait de suivre cette croissance démographique signifie que beaucoup plus de femmes et de jeunes filles ont besoin de services de contraception chaque année. Nous devons continuer à placer les femmes et les jeunes filles au centre de la planification familiale. La quête d’un monde plus pacifique, plus prospère et plus équitable est inextricablement liée aux droits de ces personnes et à leur capacité à façonner et à faire leurs propres choix en matière de planification familiale », lit-on dans le rapport publié le 26 janvier 2021.

L’ONG FP2020 est un partenariat mondial qui soutient les droits à la planification familiale des femmes et des jeunes filles. Elle travaille avec des gouvernements, la société civile, des organisations multilatérales, des donateurs, le secteur privé et la communauté de recherche et développement.

Elle a pour principaux partenaires, la Fondation Bill & Melinda Gates, le Bureau des Affaires Etrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO), l’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la Population et l’USAID (Agence des États-Unis pour le Développement International).

Irmine Kinda

Publié le 02-02-2021 dans Burkina24