Pour une amélioration de l’accès aux services de santé sexuelle

C’est avant-hier mercredi que ce programme novateur dans le secteur de la santé a été lancé au Fouladou. Il s’agit d’un nouveau programme de sante de la reproduction pour une amélioration de l’accès aux services de santé sexuelle.

Intitulé «ENSEMBLE» «Éducation Nécessaire à la Santé sexuelle et reproductive Équitable pour devenir Maître de son Bien-être et Libre de ses choix», il vise à améliorer l’accès aux Services de Santé sexuelle et Reproductive et aux Droits connexes (SSRD), en mettant l’accent sur les femmes et les adolescentes, y compris celles vivant avec un handicap, au Sénégal (région de Kolda), en Côte d’Ivoire (région de Gbeke) et au Togo (région maritime).

A Kolda où le taux de prévalence du handicap est important, les jeunes filles ne sont pas épargnées. Les questions de la sexualité ne sont souvent pas abordées dans les familles, ce qui explique aussi le nombre important de grossesses précoces. Les indicateurs sanitaires en matière de santé sexuelle et reproductive sont particulièrement faibles dans le district sanitaire de Kolda, au regard des données du Système national de santé, avec une couverture en planification familiale de 20%. Ce projet entend améliorer l’offre dans la santé pour la reproduction.

Et ainsi accroitre les capacités et les connaissances des femmes, filles, hommes, garçons, leaders traditionnels et gardiens de la tradition sur la santé de la reproduction des femmes et des adolescentes et, à terme, augmenter la demande pour ce type de services. Et ce en organisant des dialogues communautaires et des activités d’apprentissage participatif de changement social et comportemental avec la communauté pour catalyser la discussion et la réflexion sur la dynamique du pouvoir et les normes de genre. Il a aussi pour finalité de dispenser une éducation sur la thématique santé de la reproduction aux adolescentes, filles et garçons scolarisés et non-scolarisés et aux jeunes femmes mariées qui sont socialement isolées ou qui n’ont pas accès à l’information en raison des normes socioculturelles et de genre.

Ainsi, dans chaque établissement scolaire, des adolescents motivés et volontaires, filles et garçons, seront identifiés en tant que pairs éducateurs. Formés, ces derniers accompagneront la démarche en tant qu’ambassadeurs et diffuseurs de bonnes pratiques, comme expliqué dans le communiqué de presse.

Abdou DIAO

Publié le 06-11-2020 dans SudQuotidien