RAPPORT : «dans 13 pays à faible revenu, le nombre d’utilisatrices de contraceptifs a doublé depuis 2012»

Des progrès ont été notés dans l’utilisation des contraceptifs modernes. Les chiffres publiés par FP2020, un partenariat mondial qui soutient les droits à la planification familiale des femmes et des jeunes filles, font état de 60 millions d’utilisatrices en plus depuis 2012.

De plus en plus de femmes et de filles des pays à faible revenu ont accès à la planification familiale. C’est le constat fait dans le dernier rapport de Family Planning 2020 (FP 2020). Selon les nouveaux chiffres publiés par cette organisation, «320 mil­lions de femmes et de jeunes filles utilisent désormais une contraception moderne, soit une augmentation de 60 millions d’utilisatrices en plus depuis 2012».

D’après les auteurs du rapport, «jamais autant de femmes et de jeunes filles dans les 69 pays au plus faible revenu du monde n’avaient eu accès à la planification familiale jusqu’à maintenant». FP2020, un partenariat mondial qui soutient les droits à la planification familiale des femmes et des jeunes filles, révèle dans son document que «dans 13 pays à faible revenu, le nombre d’utilisatrices de con­traceptifs modernes a doublé depuis 2012, et plus de 121 millions de grossesses non désirées, 21 millions d’avortements à risque et 125 000 décès maternels ont été évités rien que l’année dernière». Il s’agit du «Bénin, Bur­kina Faso, Tchad, Côte d’Ivoire, Rdc, Guinée, Mali, Mauritanie, Mozambique, Ni­ger, Sénégal, Sierra-Leone et Somalie».

Dans la même dynamique, il a été noté également des progrès importants «en Afrique, où, en juillet 2020, le nombre d’utilisatrices de méthodes modernes de contraception avait augmenté de 66 % par rapport à 2012, passant de 40 millions à plus de 66 millions de femmes et de jeunes filles».
Ces progrès réalisés font dire aux auteurs de ce rapport que «l‘utilisation croissante de méthodes contraceptives a non seulement entraîné des améliorations des résultats en matière de santé, tels que la baisse de la mortalité maternelle et infantile, mais également des améliorations en matière de scolarisation et de résultats économiques des femmes et des jeunes filles, qui sont essentielles pour le progrès social et économique».

Malgré la menace de la COVID-19, soulignent-ils, «la communauté de la planification familiale a franchi les obstacles pour transformer la vie des femmes et des jeunes filles dans les pays les plus pauvres du monde grâce à de meilleurs moyens et un meilleur accès à la contraception». Tout en se félicitant des résultats obtenus, Beth Schla­chter, Directrice Exécutive de FP2020, précise toutefois qu’il reste «de nombreuses difficultés à surmonter». A ce propos elle souligne :

«Chaque jour qui passe, des millions de personnes se voient refuser le droit de décider de leur propre avenir. Alors que nous nous tournons vers 2030, nous devons continuer à faire avancer les choses, à tirer parti de ce qui fonctionne bien et à veiller à ce qu’aucune femme ni aucune jeune fille ne soit laissée pour compte».

D’où la nécessité, selon Mme Schla­chter, de «continuer à placer les femmes et les jeunes filles au centre de la planification familiale». «La quête d’un monde plus pacifique, plus prospère et plus équitable est inextricablement liée aux droits de ces personnes et à leur capacité à façonner et à faire leurs propres choix en matière de planification familiale», a-t-elle plaidé.

Dieynaba Kane

Publié le 28-01-2021 dans Le Quotidien