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Résilience en contexte humanitaire : comment le Burkina Faso, le Mali et la Guinée maintiennent les progrès en planification familiale.

16 juin 2026

Pour les pays du Partenariat de Ouagadougou, l’atteinte des résultats de 2025 à plus de 90%, malgré la réduction du financement extérieur et les crises sécuritaires, se révèle remarquable. Des pays comme le Burkina Faso, le Mali et la Guinée ont dépassé leurs objectifs grâce à un leadership fort et engagé au plus haut niveau avec une allocation budgétaire dédiée aux produits contraceptifs depuis de longues années.

  • Le Burkina Faso a mis en avant le renforcement de la santé communautaire, l’intensification de la délégation de tâches, la gratuité des services PF, l’harmonisation des interventions à travers une forte
    gouvernance locale.
  • Le Mali justifie l’augmentation de sa prévalence contraceptive à la diversification du partenariat public/privé et la sécurisation des produits.
  • La Guinée a élargi l’offre de services PF et a pu dépasser ses objectifs.

Ces résultats ont été obtenus malgré les crises, grâce à une bonne gouvernance financière et à une
capacité d’anticipation. Cependant, le maintien de ces acquis nécessite de relever rapidement les défis liés à l’offre de services et de la création de la demande (axes les plus vulnérables à la contraction des financements) et réduire la discontinuité contraceptive qui limite toujours l’efficacité des investissements (les taux de discontinuité dépassent les 30% dans la plupart des pays et a atteint 60,2% en Guinée, selon APHRC/CountDown 30).

Pour inverser la tendance, il faudra assurer un financement durable dans les pays à précarité élevée (Guinée) et dans les pays à risque comme le Mali et le Niger. Par ailleurs, les échanges lors de la RAPO 2026 ont mis en lumière la nécessité d’une approche inclusive, intégrant systématiquement les populations vulnérables, notamment les personnes vivant avec un handicap, dans les politiques de santé sexuelle et reproductive. L’inclusion ne doit plus être un principe déclaratif, mais une réalité opérationnelle, garantissant que les femmes, les jeunes et les groupes doublement vulnérables bénéficient équitablement des politiques et financements mis en place.

La durabilité des programmes DSSR dépend donc, avant tout, d’un leadership politique courageux et d’une mobilisation accrue des ressources domestiques. Il est essentiel de réorienter les stratégies nationales, de renforcer la mobilisation des ressources domestiques et d’aligner les financements afin de combler les gaps existants et garantir la durabilité des acquis du PO.

Les pays du Partenariat de Ouagadougou ont été appelés à investir de manière régulière et prévisible, à diversifier leurs sources de financement et à intégrer pleinement la planification familiale dans les politiques de santé maternelle, infantile et communautaire.

Source : Rapport de la RAPO 2026

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