18 décembre 2025

Selon le Dr Moussa Diagana, le thème de la 14ᵉ Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou (RAPO) est « d’actualité, pertinent, attendu et évocateur », dans un contexte marqué par la raréfaction des financements extérieurs. « Les pays doivent désormais se positionner et assurer leur autonomie ainsi que leur souveraineté financière », a-t-il souligné.
S’agissant de la Mauritanie, il met en avant un engagement politique fort de l’État. « Nous bénéficions du soutien au plus haut niveau, notamment du Président de la République, pour l’amélioration des conditions sanitaires des populations », a-t-il indiqué.
En matière de souveraineté et de financement, la Mauritanie a déjà franchi des étapes importantes, notamment dans l’achat des produits de nutrition infantile. « Il y a cinq ans, le pays dépendait entièrement de l’UNICEF », rappelle-t-il. Grâce à l’appui de l’État et du chef de l’État, la Mauritanie assure désormais de manière autonome le financement de ces produits.
Le pays s’inscrit également dans la même dynamique pour la vaccination et l’acquisition des produits de santé de la reproduction. À cet effet, un pacte a été signé entre le ministre de la Santé, le ministre de l’Économie et des Finances et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), afin de permettre une progression graduelle vers la souveraineté dans l’acquisition des produits de planification familiale et d’espacement des naissances.
Pour cette 14ᵉ RAPO, au regard de la thématique abordée, le Dr Moussa Diagana estime que le Partenariat de Ouagadougou doit renforcer son plaidoyer à tous les niveaux, notamment auprès des autorités politiques des pays membres. « Le Partenariat de Ouagadougou doit être le véritable porte-parole de la souveraineté et du financement de la santé. Il doit s’engager pleinement à l’issue de cette rencontre d’une importance capitale », a-t-il conclu.
Par Boureima Sanga
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