Articles

Violences Basées sur le Genre : un phénomène toujours d’actualité

14 janvier 2021

Ce mercredi, 13 janvier 2021, se tient à Kaya un atelier sur la prévention de l’exclusion sociale des vieilles femmes pour allégation de « mangeuses d’âmes » et sur la prise en charge des victimes. Une initiative de l’ONG Voix de femmes, avec l’appui technique et financier de TrustAfrica. Objectif, contribuer au renforcement des compétences des journalistes et communicateurs dans la lutte contre ce phénomène.

Dès l’entame de l’atelier, Raphael Zong Naba, coordonnateur de l’ONG Voix de femmes, a expliqué que le phénomène de violence à l’égard des femmes est une réalité. Les fondements sont divers : socioculturels, économiques et institutionnels.
Il faut entendre par Violence Basée sur le Genre, une forme de violence qui n’est pas seulement liée au sexe, mais liée au statut d’une personne. C’est une violence concernant les hommes et les femmes, ou la femme est généralement la victime. Elle découle de relations inégales de pouvoir entre les hommes et les femmes, et comprend des agressions physiques, sexuelles et psychologiques.

Ce sont des phénomènes universels qui touchent tous les pays, les femmes, quel que soit leur rang social, leur niveau d’instruction, leur culture et leur milieu de vie. La violence à l’égard des femmes concerne tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin et causant aux femmes et aux filles des préjudices physiques, sexuels ou psychologiques. Cela concerne aussi la privation arbitraire de liberté que ce soit dans la vie privée ou dans la vie publique.

Les conséquences sont diverses, notamment au niveau individuel, familial, de l’enfant et la société. Il s’agit entre autres de la mort, les infirmités, les blessures, les stérilités, les accouchements difficiles et les grossesses non désirées. Mais aussi, des traumatismes psychologiques, la répudiation, la séparation, la violence, les enfants non épanouis, la délinquance juvénile.

Selon les explications données, « on naît de sexe masculin ou féminin, mais la société va attribuer des rôles en fonction du sexe ». Les violences basées sur le genre sont perpétrées contre quelqu’un sous des formes diverses. Par exemple, le mariage forcé, le lévirat, le handicap. La violence est à tous les niveaux, depuis la grossesse, jusqu’à la vieillesse.

Environ 75 millions de femmes et de filles sont victimes des Mutilations Génitales Géminines (MGF) dans le monde. Au Burkina Faso, les résultats de 2010 montrent que 23 % des femmes de 15 à 49 ans étaient victimes de violences conjugales en milieu urbain contre 14 % en milieu rural.

L’ampleur des violences est significative et regroupe les violences physiques, les violences morales, psychologiques, sexuelles, les violences liées à des pratiques coutumières et/ou religieuses et les violences économiques. Les moyens de lutte sont la prévention, la protection et la prise en charge. Notamment, en renforçant les chances des filles d’accéder à l’éducation secondaire, l’accès à la santé sexuelle et reproductive et les respects des droits qui y sont attachés.

E.K.S
Publié le 13-01-2021 dans Lefaso.net

https://partenariatouaga.org/wp-content/themes/t-ouaga/assets/img-news-letter

deco Plus d'articles deco

4eme Edition du Dialogue Régional des Jeunes du PO
3 mai 2025
4eme Edition du Dialogue Régional des Jeunes du PO

Depuis 2014, le Partenariat de Ouagadougou s’appuie sur la mobilisation et l’implication active des jeunes pour faire progresser les droits et la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes (DSSRAJ) dans la région. Le Dialogue Régional des Jeunes constitue, à ce titre, un espace unique d’échanges, de renforcement de capacités et de réflexion […]

Des millions de femmes n’auront plus accès à la contraception à la suite de la réduction de l’aide de Trump.
3 avril 2025
Des millions de femmes n’auront plus accès à la contraception à la suite de la réduction de l’aide de Trump.

Les États-Unis mettent fin à leur soutien financier aux programmes de planification familiale dans les pays en développement, coupant près de 50 millions de femmes de l’accès à la contraception. Ce changement de politique est passé relativement inaperçu dans le contexte du démantèlement plus large de l’aide étrangère américaine, mais il pourrait avoir des conséquences […]

Côte d’Ivoire : le congé maternité passe de trois à six mois dans la Fonction publique
16 mars 2025
Côte d’Ivoire : le congé maternité passe de trois à six mois dans la Fonction publique

En Côte d’Ivoire, le congé maternité passe de trois à six mois pour les travailleuses dans la Fonction publique. La mesure a été annoncée, la semaine dernière, suite à la publication d’un décret visant à réformer le statut général des fonctionnaires. Cette mesure sociale vise à améliorer les conditions de travail des femmes dans la […]

deco Nos partenaires clés deco