12 novembre 2021
Accroître la disponibilité des sages-femmes sur le terrain, notamment le milieu rural ; contribuer à la réduction de la mortalité maternelle néonatale, infantile et nutritionnelle ; améliorer la fréquentation des centres de santé par les communauté rurales ; accroître la prévalence contraceptive ; augmenter le nombre des utilisatrices additionnelles en PF dans la population à risque (10 à 19) ; augmenter le nombre de CSCOM disposant des sages-femmes ; répondre aux besoins spécifiques des adolescents et des jeunes en matière de SR/PF dans les structures socio-sanitaires des zones d’intervention du projet, ont été les objectifs qui ont été assignés à cette initiative déploiement des sages-femmes. Le premier ministre, Dr. Choguel Kokala Maïga a procédé à la cérémonie de lancement dudit projet à l’Hôtel Sheraton, en présence du représentant de la Banque Mondiale, du ministre de la santé et ses collègues, du maire de la commune IV, des différents maires ruraux bénéficiaires du projet, le 8 novembre 2021.
Vérité cruelle, nous devons reconnaître que notre système de santé s’est considérablement dégradé, surtout dans nos communes et villages. Insécurité oblige ! Mais, grâce à certains partenaires techniques et financiers et des sages-femmes ayant accepté le sacrifice, une solution palliative est en train de se mettre en route. Il s’agit de l’Initiative Déploiement de 323 sages-Femmes au profit des collectivités territoriales.
Le Projet Autonomisation des femmes et le Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) est une initiative conjointe du Groupe de la Banque Mondiale, des Nations Unies et gouvernements des neufs pays (Benin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). Il vise l’accélération de la transition démographique en vue de la capture du dividende démographique et la réduction des inégalités entre sexes tout en améliorant le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes.
Ce projet a été lancé au Mali par la signature de l’Accord de financement, le 03 avril 2015 avec une mise en œuvre effective des interventions auprès des bénéficiaires à partir de 2016. Alors, de juin 2018, 105 sages-femmes ont participé à plus de 169 000 consultations prénatales, plus de 54 000 consultations postnatales, plus de 46 700 accouchements assistés par un personnel qualifié, plus de 182 700 cas pris en charge des maladies de l’enfant (PCME), plus de 26 000 séances causeries éducatives touchant plus de 216 000 femmes, plus de 74 000 nouvelles utilisatrices de méthodes modernes de planification familiale, plus de 365 000 bénéficiaires d’au moins un service offert par les sages-femmes. Selon le rapport, le nombre de séances causeries dans 105 CSCOM est passé de 518 en 2017 à 1989 en 2019, soit 383% d’augmentation. Le nombre d’évacuations est passé de 1154 à 363, soit une division par plus de 3% de réduction pour la même période.
Le nombre de consultations de planning familial est passé de 27 807 à 61 631 en 2019, soit 221% d’augmentation. Alors, au regard de l’engouement énorme suscité par l’initiative auprès des communautés et des collectivités territoriales d’une part, et des améliorations constatées sur les indicateurs de santé de la mère et de l’enfant d’autre part, les différents acteurs ont sollicité auprès du projet une prorogation de la durée de l’initiative et sa mise à échelle afin de couvrir un maximum de CSCOM. Il est à rappeler que l’initiative couvre actuellement 15 régions et ce déploiement des 323 sages-femmes a contribué à une augmentation de 40% de l’effectif des sages-femmes en activité dans les régions retenues et une augmentation de 23% de l’effectif des sages-femmes en activité sur le plan national. Le coût global de l’Initiative est de Trois milliards quatre Cent Vint quatre Millions cent mille FCFA (3 484 100 000 FCFA) sur la période 2021-2024. Le premier ministre, après le remerciement du représentant des maires à l’endroit des PTF a, à son tour, remercié les mêmes partenaires au nom du chef de l’Etat.
Selon le Dr. Choguel Kokala Maïga, le président Goïta est attaché au problème de développement. Il a donc instruit au ministre de la santé et son homologue dans le projet, de lui faire parvenir toute la situation pour un élargissement et une pérennisation de cette expérience quand on sait que les sages-femmes avaient formulé la demande auprès de lui, leur recrutement dans la fonction publique après le fin du projet qui ne durera que 4 ans.
Fakara Faïnké
Publié le 10-11-2021 dans maliweb
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