11 août 2021
« La Planification Familiale dans un contexte humanitaire, l’impact de la COVID-19 sur la DSSR et la mobilisation de ressources locales », c’est sous ce thème que s’est ouvert, ce mardi 10 août 2021 dans la capitale burkinabè, l’atelier de renforcement de capacité des journalistes sur la santé de la reproduction/planification familiale.
Troisième du genre, cette rencontre de trois jours a été organisés par l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO). Cet atelier, qui regroupe 60 participants, intervient à un moment où l’UCPO, basée à Dakar (Sénégal) depuis 2011, a identifié quatre priorités dans sa nouvelle stratégie 2021-2030. Il s’agit de la recherche, des normes sociales, de la planification familiale en contexte humanitaire et de la mobilisation de ressources. Une nouvelle initiative inclusive pour l’implication des organisations de la société civile comme partenaires stratégiques dans l’atteinte des objectifs 2030 a également été lancée.
Notons également que l’objectif de l’UCPO est d’atteindre 13 millions d’utilisatrices de méthodes contraceptives modernes d’ici 2030 et de doubler ainsi le chiffre actuel qui est de 6,5 millions.
La cérémonie d’ouverture a connu la présence du ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, et du secrétaire général du ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement, Rabankhi Abou-Bâkr Zida.
Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Santé a relevé le fait qu’au lancement du Partenariat de Ouagadougou, très rare étaient les pays membres dont la prévalence de la contraception moderne dépassait 10 %. Aujourd’hui, elle est à deux chiffres partout. Au Burkina Faso, elle est passée de 16 % en 2012 à 31,9 % en 2020. Pour cela, plusieurs plans ont été conduits et le dernier en date est le Plan national d’accélération de la planification familiale au Burkina Faso (2017-2020). Le nouveau plan national de la planification familiale 2021-2025 est en cours d’élaboration.
En rappel, le Partenariat de Ouagadougou a été lancé en février 2011 au Burkina Faso pour accélérer les progrès de l’utilisation des services de planification familiale dans les pays membres (Bénin, Burkina Faso, Côte-d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo) caractérisés par des taux de fécondité les plus élevés au monde avec une prévalence contraceptive très faible et un indice synthétique de fécondité extrêmement fort.
Notons également que chaque année, l’UCPO organise, avec Population Council, un concours d’excellence en production médiatique sur la planification familiale. Cette compétition est à sa 6 éditions et a primé de nombreux journalistes des pays du PO.
Zalissa Soré
Publié le 10-08-2021 dans obspaalga
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