En 2023, le Burkina Faso a enregistré 866 avortements clandestins, dont 33 décès, touchant principalement les femmes âgées de 15 à 49 ans, selon le ministère de la Santé. Malgré l’interdiction légale, la pratique perdure, alimentée par les grossesses non désirées, l’abandon par le partenaire, la peur du jugement social et l’incapacité financière d’assumer un enfant.
À travers les témoignages poignants de Monique, 19 ans, et de Malika, 17 ans, le reportage met en lumière les méthodes utilisées : médicaments, tisanes, interventions traditionnelles ou introduction d’objets, souvent dans des conditions dangereuses. Les conséquences peuvent être dramatiques, allant de complications graves à la mort, comme l’explique la gynécologue Lydie Ouédraogo.