2 femmes meurent chaque jour de cause évitable due aux accouchements ou aux complications de grossesse

« Chaque jour au Togo, deux femmes meurent de cause évitable due aux accouchements ou aux complications de grossesse ». Cette déclaration est du Dr Bwato N’Sindi, spécialiste technique au Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Pour aider à pallier ce problème, l’agence onusienne a organisé une conférence débat à l’endroit des étudiants de la faculté de médecine le samedi 17 juillet 2021 à Lomé.

Cette conférence organisée avec le ministère togolais de la planification s’est déroulée autour du thème ‘’la santé et les droits reproductifs restent une priorité en période de COVID-19’’. Ceci, pour attirer l’attention des décideurs, planificateurs et les populations sur les problèmes de santé en général, et de santé de la reproduction en particulier. Ces points selon l’UNFPA ne devraient pas être relégués au second plan, même en période de crise sanitaire, comme c’est le cas avec la pandémie de la COVID-19.

D’après Dr Bwato N’Sindi, les jeunes doivent savoir qu’investir dans la santé de la reproduction et la santé sexuelle va permettre de sauver des vies et c’est un droit. « Chacun devrait avoir le choix de où et quand il prend les soins dont il a besoin, les méthodes contraceptives dont il a besoin et quelle dimension de famille selon ses moyens », a-t-il souligné.

A en croire le chef de service au ministère de planification du développement et de la coopération, Dominique Babake, le gouvernement a mis en œuvre beaucoup de programmes qui sont conduits par la direction de la santé de la mère et de l’enfant et la santé reproductive mais la plupart des jeunes ne sont pas informés.

Pour lui, cette rencontre est une opportunité pour le gouvernement de s’adresser aux jeunes sur la question de leur droit sexuel. «Il est question pour nous de les entretenir non seulement sur la santé sexuelle, leur droit sexuel, leur préparation à la procréation, mais également attirer leur attention sur les efforts du gouvernement qu’ils doivent saisir pour assurer leur opportunité de se reproduire en toute connaissance en ayant l’information juste pour prendre les bonnes décisions sur leur vie sexuelle et reproductive », a expliqué M. Babake.

Rappelons que cette conférence-débat s’inscrit dans la célébration de la journée mondiale de la population célèbrée chaque 11 juillet.

 Hélène Martelot

Publié le 20-07-2021 dans AfricaRdv