4ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou : Une mission réussie.

Démarrée le 09 Décembre à Cotonou, la 4ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou a pris fin Vendredi 12 Décembre sur de bonnes recommandations. Dans l’ensemble, l’organisation de cet événement a été une belle réussite saluée par l’ensemble des partenaires. Depuis Cotonou, la dynamique pour la réalisation de 2,2 millions d’utilisatrices additionnelles  de méthodes modernes de contraception est désormais amorcée.

« Tous les pays sont d’accord pour l’objectif de 2,2 millions d’utilisatrices additionnelles de méthodes modernes de contraception dans la période 2016-2020 », a annoncé la directrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou, Fatimata SY, lors de la présentation des recommandations à la cérémonie de clôture de la 4ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou. Au terme de cette réunion de trois jours meublée par plusieurs sessions thématiques et la présentation de communications par des experts sur des thématiques clés, plusieurs recommandations ont été retenues. La directrice de l’UCPO les a présentées brièvement. Ainsi, il a été retenu d’avoir un objectif centré sur l’atteinte des besoins non satisfaits. D’un autre côté, les pays qui développent de nouveaux plans, comme ceux qui révisent leurs plans de repositionnement de la planification familiale sont appelés à tenir compte des dynamiques actuelles, notamment les Objectifs du développement durables. Aussi, les plans de 2ème génération doivent prendre plus en compte les jeunes. Par ailleurs, la réunion a recommandé de faire fonctionner les cadres de coopération et de coordination qui existent déjà et non d’en créer d’autres. Compte tenu de l’intervention des autres secteurs notamment l’éducation, pour la réussite de la révolution contraceptive et l’atteinte du dividende démographique, la 4ème Réunion du PO  a recommandé également que les Ministères aient une plate forme multisectorielle. Les pays sont aussi invité a développé des stratégies nationales de mobilisation de  ressources.

Pour les autorités qui ont présidé à la cérémonie de clôture dont trois parlementaires, le Partenariat de Ouagadougou est une belle initiative. Soulignant l’importance de la contraception pour la santé de la mère et de l’enfant, les autorités ont salué les résultats atteints par le Partenariat de Ouagadougou en quatre ans à savoir l’atteinte de 1,2 millions d’utilisatrices additionnelles de méthodes modernes de contraception. Saluant le nouvel objectif pour la période 2016-2020, les parlementaires se sont engagés à accompagner le PO dans sa mission. Ils ont par ailleurs salué la réussite de cette 4ème Réunion de Cotonou.

Le représentant de l’Agence française pour le développement, Christophe Paquet a également salué le parcours du PO, relevé l’importance de l’investissement dans la Planification familiale pour le développement et réaffirmé le soutien de l’AFD. La présidente du comité local d’organisation a quant à elle rappelé que plusieurs thématiques ont été développées au cours de la réunion. Elle a souligné que l’implication des délégations de chaque pays atteste de l’importance de la PF dans la lutte contre la pauvreté. Mais malgré les efforts accomplis, la problématique de la planification familiale se pose encore avec acuité a-t-elle relevé. Dr Olga Agbohoui HOUINATO, a conclu qu’avec les recommandations de la 4ème réunion et l’engagement du PO, l’espoir est permis pour l’accélération des progrès dans les neuf pays du Partenariat de Ouagadougou.

A bâton rompu avec des acteurs de la 4ème Réunion annuelle du PO

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Avant la clôture de la 4ème Réunion annuelle du PO, la directrice de l’unité de coordination du PO, Fatimata SY, la présidente du comité local d’organisation, Dr Olga agbohoui HOUINATO, le directeur exécutif de l’association béninoise pour la famille (ABPF), Dr Yves Sossou, représentant la société civile, la représentante des bailleurs, Margot FAHNESTOCK, ont échangé avec la presse.

Dressant le bilan de cette 4ème Réunion, Fatimata SY, a affirmé qu’elle a connu une pleine participation, d’abord en termes du nombre de participants. Ainsi, les 200 participants attendus ont largement répondu à l’appel. Nous avons les bailleurs, les gouvernants des neufs pays, la société civile. A cela, il faut ajouter la représentation remarquable des religieux notamment les imans par pays et celles des journalistes des neuf pays du PO. Ensuite, il faut souligner la qualité des débats. « Nous avons changé la formule des précédentes réunions où il s’agissait seulement pour les pays de s’exprimer sur les avancées. Cette fois, en plus de cela, nous avons invité des experts de haut niveau pour présenter des communications ». Interrogée sur les disparités qui existent entre les pays dans l’atteinte des 1,2 millions d’utilisatrices additionnelles des méthodes modernes de contraception, elle a souligné que tous les pays ont fait des progrès à des degrés divers.

En ce qui concerne l’insuffisance de communication autour de la PF soulevée au cours de la Réunion, Fatimata SY a rassuré que l’une des composantes essentielles des plans de repositionnement de la planification familiale par pays est la création de la demande et qui parle de demande parle nécessairement de communication a-t-elle estimé.  Elle a précisé que ce que l’un des experts à la Réunion a recommandé à ce niveau est la segmentation des besoins en besoins exprimés et non exprimés. Il existe également un déséquilibre dans le financement des pays.

Les journalistes ont cherché à comprendre les procédures de financements des pays ? Pour Fatimata SY, il faut travailler à ce que les pays connaissent les procédures de financement car les opportunités existent mais les pays ne maîtrisent pas toujours les procédures pour capter ces financements. Elle a aussi soulevé la nécessité de plan de mobilisation de ressources dans les pays. Toujours sur la question du financement, en ce qui concerne le Bénin, Dr Olga Agbohoui HOUINATO a affirmé qu’après le lancement du plan de repositionnement, la Direction de la santé de la mère et de l’enfant a bénéficié de 20 millions pour mener certaines activités et 200 millions pour l’achat des produits contraceptifs. Elle a toute fois déploré que jusqu’à présent les gouvernants des pays ne respectent pas l’engagement de consacrer 15% des budgets nationaux à la santé. Au Bénin, c’est 7% du budget qui est accordé à la santé a-t-elle informé.

Pour Dr Yves SOSSOU de l’ABPF, la société civile de son côté poursuit le plaidoyer pour l’augmentation des ressources allouées à la planification familiale.

La représentante des bailleurs, Margot FAHNESTOCK, sur la question de financement des PTF a quant à elle expliquer qu’il a de nouveaux bailleurs qui s’intéressent au domaine de la PF et qu’il s’agira pour ces bailleurs de profiter de l’expérience des autres qui sont déjà sur le terrain. Toute fois, le PO et les pays doivent continuer à chercher de nouveaux bailleurs.

Béatrice KOUMENOUGBO