C’est inacceptable que 5 femmes meurent par jour des complications de la grossesse

Venue remettre le don de deux véhicules d’un montant de 55 millions de francs Cfa offerts par l’Oms, de 1 700 téléphones portables, type smartphone, des médicaments pour enfant, des équipements pour le coin du nouveau-né pour un montant global de 292 millions, offerts par l’Unicef et des médicaments pour la mère pour un montant de 218 millions de francs, offerts par le Fnuap, Andréa Wojnar Diagne n’a pas fait la fine bouche en exprimant ses attentes du Sénégal.

Parlant au nom de l’Unicef, de l’Oms et du Fnuap, elle estime que ce don de près de 568 millions de francs Cfa est en quelque sorte une prime aux bons résultats du Sénégal. «Les récents résultats de l’Enquête démographique et de santé confirment que le Sénégal a enregistré des progrès notables. Le taux de prévalence contraceptive a augmenté de 8 points, passant de 12 à 20% entre 2012 et 2014. La mortalité infantile a connu une baisse de 11 points au Sénégal, reculant de 65 à 54 décès pour mille naissances vivantes. Ces gains restent toutefois en deça des performances nécessaires pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement 4 et 5. Les défis restent nombreux», a indiqué le représentant résident du Fnuap au Sénégal.

«Nous ne pouvons pas accepter qu’au Sénégal, chaque jour 5 femmes meurent des complications de la grossesse et de l’accouchement. » Andréa Wojnar Diagne

Aujourd’hui, ajoute-t-elle : «Nous ne pouvons pas accepter qu’au Sénégal, chaque jour 5 femmes meurent des complications de la grossesse et de l’accouchement. Nous ne pouvons pas accepter que 29% des femmes qui le désirent n’aient pas accès à la contraception moderne, alors que les études ont montré que la planification familiale contribue fortement à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Nous ne pouvons pas accepter qu’il y ait 54 décès d’enfants pour 1000 naissances vivantes.»

Andréa Wojnar Diagne semble convaincue du potentiel du Sénégal qui peut véritablement booster ses indicateurs. Pour elle, les efforts faits jusque-là, doivent être poursuivis par le renforcement de l’accès équitable aux médicaments essentiels, aux matériels médicaux et autres équipements pour améliorer la santé des mères, des enfants et des nouveau-nés et sauver des vies.

Le Quotidien du 11 mars 2015

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