Atelier de renforcement des capacités des acteurs des pays du Partenariat de Ouagadougou sur les Plans d’actions Nationaux Budgétisés

Ce lundi 17 octobre 2016 a démarré à Dakar (Sénégal) un atelier de renforcement des capacités des acteurs des pays du Partenariat de Ouagadougou (PO) sur les Plans d’Actions Nationaux Budgétisés (PANB).

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La rencontre qui va durer quatre jours, est organisée par un groupe de partenaires techniques et stratégiques à savoir l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), USAID, Family Planning 2020 (FP2020), Palladium, UNFPA et Avenir Health. Des experts des 9 pays membres du PO également invités à cette rencontre, vont échanger tout au long de l’atelier avec ces différents partenaires sur la vision des plans d’action, les contenus et méthodologies.

L’objectif global de l’atelier est de disposer d’un pôle d’experts et de ressources humaines qualifiées en  Afrique de l’Ouest francophone, afin d’appuyer les pays dans l’élaboration et à la revue des PANB.

Renforcer la synergie entre les différents acteurs

Après avoir créé un grand momentum dans la région en faveur de la PF et signé un protocole d’entente la semaine dernière, FP2020 et le PO en collaboration avec les différentes entités ont décidé de mettre en synergie les appuis à donner aux pays.

Madame Fatimata Sy, Directrice de l’UCPO, est d’ailleurs revenue sur les principales motivations d’une telle rencontre :

dsc_0108« Nous avions convenu en mai dernier à Abidjan, de nous retrouver pour voir comment aider les pays à élaborer ou avoir des plans d’actions budgétisés de deuxième génération. Compte tenu de tout ce qu’il y a eu comme évolution, les pays doivent réviser et revisiter leurs plans d’action. Pour que ces revues se fassent conformément aux recommandations issues des réunions du PO de décembre dernier, on a essayé de répertorier tous les acteurs qui appuient les pays indépendamment. On s’est dit s’ils y vont indépendamment, on risque d’avoir une dispersion, voire même des contradictions et cela peut créer des confusions dans les pays. C’est pour cela que nous nous sommes retrouvés pour discuter ensemble afin de voir les différents outils que chacune des parties développe et la programmation que chacun des partenaires a pour les pays, et comme ça on met tout en synergie avant d’y aller. »

En ce qui concerne la situation des plans d’actions nationaux budgétisés, Monsieur Modibo Maiga, Directeur Régional de Palladium, a salué la dynamique qu’il y a autour de ces plans d’actions dans les différents pays du PO :

« J’ai rarement vu un tel engouement autour de la PF basé sur ces plans là. Ce sont des plans novateurs créés dans une nouvelle dynamique et une nouvelle vision. Tout cela a pu créer dans certains pays une émulation importante, et aussi on a eu des résultats impressionnants dans des pays comme le Sénégal qui avance très bien et c’est la même situation au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire ou encore au Niger. »

Plan d’Action National Budgétisé (PANB) et difficultés rencontrées

Pour ce premier jour, les participants ont globalement échangé sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des PANB. C’est dans ce cadre que des propositions concernant un meilleur plaidoyer envers les parlementaires chargés de voter les budgets ont été avancées. Les maires peuvent également participer en finançant certaines activités. Mme Fatimata Sy en a profité pour annoncer le Challenge Initiative qui sera lancé par la Fondation Bill & Melinda Gates, et qui est une stratégie urbaine qui implique les maires.

Mr Rodrigue Ngouana, Chargé de Relations avec les Pays du PO, a aussi soulevé l’importance d’une démarche inclusive de la budgétisation pour une meilleure mobilisation des ressources financières.

En prenant l’exemple de son pays, Mr N’Gani Simtokina, point focal du PO au Togo a exhorté les états à plus s’impliquer financièrement : « Au Togo, nous avons élaboré notre PANB à hauteur de 9 milliards pour les cinq ans depuis 2013. Mais il faut le dire nous n’avons pas encore mobilisé 25% sur les 9 milliards nécessaires. L’Etat togolais contribue en personnel, en infrastructures, à l’électricité, etc, mais leur participation financière pour la mise en œuvre des plans, par rapport à ce que font les bailleurs n’est pas comparable. Le problème c’est que le financement de ce plan dépend essentiellement des partenaires extérieurs. Donc de façon globale le grand problème dans notre pays c’est la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre des PANB mais aussi le manque de coordination de tous les acteurs qui interviennent en matière de PF. »

A la fin de cet atelier, une mission sera organisée et différents experts se rendront dans les pays pour aider à appliquer les propositions faites.

Fatou Ndiaye