Atelier sur la PF à l’attention des journalistes des pays du partenariat de Ouagadougou

Fournir aux journalistes des informations sur le PO et faciliter leur accès aux données et aux experts ; Assurer une large sensibilisation des médias sur le Partenariat de Ouagadougou afin qu’ils contribuent aux efforts concertés des Etats membres et de la société civile pour augmenter la prévalence contraceptive moderne, tel est l’objectif de l’atelier qu’organise depuis mardi dernier à Dakar au Sénégal, le PRB (Population Référence Bureau). Cette rencontre qui a regroupé une vingtaine de journalistes issus des neuf pays du Partenariat de Ouagadougou (le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo) prend fin aujourd’hui.

Quatre jours durant, les professionnels des médias réunis à Dakar ont échangé avec des experts sur notamment le rôle des journalistes dans le domaine de la PF, l’importance et l’utilisation des données dans la relance de la PF, la sécurité contraceptive en Afrique de l’ouest et l’amélioration de la disponibilité des produits contraceptifs. Les participants à l’atelier de Dakar ont aussi été édifiés sur le partenariat de Ouagadougou, à travers une communication présentée par la directrice de l’Unité de coordination du PO, Mme Fatimata Sy.

Le Partenariat de Ouagadougou est une initiative qui a été lancée lors de la Conférence Régionale sur la Population, le Développement et la Planification Familiale tenue à Ouagadougou en Février 2011 par neuf (9) gouvernements des pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires techniques et financiers pour accélérer le progrès dans l’utilisation des services de PF au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Togo.

L’initiative du partenariat de Ouagadougou fait suite au constat qu’en Afrique de l’Ouest, deux-cent vingt-cinq (225) femmes meurent tous les jours en donnant la vie, et pour chaque femme qui meurt, il y a environ trente autres qui souffrent d’infirmité.

L’objectif principal du partenariat de Ouagadougou est d’atteindre au moins un (1) million d’utilisatrices additionnelles de méthodes de PF dans les neufs pays concernés d’ici 2015. C’est une initiative qui est appuyé par un groupe de partenaires clé constitué de l’Agence Française de Développement (AFD), l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation William et Flora Hewlett, le Ministère français des Affaires Etrangères, le Fonds des Nations Unis pour la Population (UNFPA) et l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). Le partenariat de Ouagadougou est basé sur de nouveaux principes, à savoir une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds pour optimiser leurs soutiens aux pays et également sur une collaboration et coopération nationales et régionales pour remédier aux taux élevés des besoins non satisfaits en PF. C’est dans ce cadre que le Niger s’est doté d’un plan 2013-2020 pour le repositionnement de la PF avec pour objectif d’atteindre un taux de prévalence contraceptive de 25% d’ici de 2015 et 50% d’ici 2020.

Pour atteindre ces objectifs, quatre axes prioritaires ont été identifiés. Il s’agit d’augmenter la demande en matière de PF; d’améliorer l’accès physique hors couverture; d’améliorer la qualité de l’accès donné par les prestataires; d’assurer une coordination, une gestion et un suivi constants.

Selon l’Enquête Démographique et de Santé réalisée en 2012 au Niger, la prévalence contraceptive dans notre pays est de 12,2%, et le taux de mortalité maternelle est de 535 pour 100.000 naissances vivantes. Cette rencontre a été également une occasion pour les journalistes participant à l’atelier d’effectuer des

visites de terrain dans certains centres de santé et à la pharmacie régionale de Dakar.

Idé Fatouma, envoyée spéciale