Côte d’Ivoire/ Les conseillers des CEC se forment sur les actions contre les comportements à risque.

Les conseillers animateurs des Centres d’écoute et de conseils (CEC) ainsi que des leaders des réseaux et associations de jeunesse ont débuté lundi à Yamoussoukro, un atelier de renforcement de capacités en santé de la reproduction / VIH, en vue d’intensifier leurs actions contre les comportements à risque des jeunes.

Vingt-cinq animateurs des CEC, des leaders de la Fédération Nationale des Unions des Jeunesses Communales de Côte d’Ivoire (FENUJECI), du Conseil national des jeunes de Côte d’Ivoire (CNJCI) et du parlement des jeunes prennent part à l’atelier organisé par la direction de la protection des jeunes du ministère de la promotion de la jeunesse et de l’emploi avec l’appui de l’UNFPA.

À l’ouverture des travaux, le directeur de la protection des jeunes, Thomas Akély Gnagne a indiqué que l’objectif vise à renforcer les capacités d’interventions et de compétence de vie en santé de la reproduction, planning familial, VIH et dividende démographique des participants en direction des jeunes et adolescents.

Il est question également de raffermir la résilience de leurs pairs en matière des infections sexuellement transmissibles (IST), de l’alcool et de la drogue. Il s’agit aussi de parler de gestion axée sur les résultats avec des plans d’action et un suivi régulier, pour permettre aux jeunes de bénéficier d’un environnement social sain et moins nocif, a ajouté le sous-directeur de l’environnement social des jeunes, Arsène Okobé.

Le but recherché, c’est d’armer les jeunes pour qu’ils puissent résister à toutes les tentations qui les oppressent et leur éviter de tomber dans les dérives, a souligné la formatrice en communication pour changement de comportement, T. Koffi.

La formation va durer trois jours et sera également axée sur le droit des jeunes, et le processus de prise de décision. À terme, les conseillers des CEC et leaders de jeunesse devront répercuter et transmettre la formation reçue aux jeunes qu’ils encadrent.

En Côte d’Ivoire, les statistiques indiquent une précocité des rapports sexuels chez les adolescentes avec plus de 21 % de jeunes ayant eu des rapports sexuels non protégés avant l’âge de 15 ans. Chaque année, plus de 4 000 filles tombent enceintes. L’addiction à la drogue également devient un problème majeur, même dans les écoles.

AIP

Publié le 20-08-2018 dans aip.ci