Côte d’Ivoire : Les journalistes et blogueurs invités à renforcer le plaidoyer pour l’effectivité des engagements FP2020

A l’instar des autres pays présents lors du sommet de Londres en 2017, la Côte d’Ivoire a réaffirmé sa volonté de repositionner la planification familiale comme une priorité dans son agenda afin de tirer profit de son capital humain très jeune. Les journalistes et blogueurs invités à renforcer le plaidoyer pour le suivi budgétaire en matière de planification familiale.

(Selon le dernier RGPH de 2014, environ 70% de la population a moins de 35ans) En effet, le gouvernement du Président Alassane Ouattara a adhéré à ce mécanisme (FP2020) en formulant des engagements Family Planning 2020 pour améliorer l’accès des femmes et des filles aux services de la planification familiale. Beaucoup de progrès ont été accomplis de 2016 à 2018 remontant le taux de prévalence contraceptive qui était de 14% en 2012 à 23% en 2019. Mais, les défis demeurent encore importants pour l’atteinte de l’objectif FP2020 qui est de 36%. Au sommet de 2012, l’un des engagements a été d’augmenter de 10% par an jusqu’en 2020 l’enveloppe budgétaire de 400 millions de FCFA consacrée aux produits contraceptifs.

C’est dans le cadre du suivi de cet engagement que le consortium composé de Mission des jeunes pour l’Éducation, la Santé, la Solidarité et l’Inclusion (MESSI), la Fondation Performance Sociétale (FPS), et Social Justice (SJ), a initié un plaidoyer pour le suivi budgétaire en matière de planification familiale.

Dans le déroulé des activités, le jeudi 19 Décembre 2019, à l’espace Manvy. La situation des investissements publics en matière de planification familiale a été présentée aux journalistes et blogueurs. « Pour améliorer l’accès des femmes et des filles aux services de la planification familiale, l’Etat de Côte d’Ivoire doit respecter ses engagements en matière de financement des programmes de la planification familiale ». A insisté la responsable des programmes de l’ONG MESSI.

La Côte d’Ivoire enregistre 614 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Face à ces chiffres alarmants, beaucoup élevés que ceux du Sénégal (484), Mali (368), Burkina Faso (330) et Niger (535). Des efforts restent à faire pour la réduction de la mortalité maternelle. Et un meilleur positionnement de la PF dans le pays.

Et cela passe forcement par la mise en place d’un plan de communication intensive autour de la PF. C’est-à-dire rehausser la demande de service encore faible. Accélérer le processus d’adoption de la loi sur la Santé de la reproduction pour un environnement plus favorable à la PF. Maintien voire augmenter des ressources substantielles de la dotation budgétaire allouée à l’achat et la sécurisation des produits contraceptifs.

Moïse Yao K.

Publé le 07-01-2020 dans afriksoir