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Des efforts soutenus qui ont fait baisser la mortalité maternelle

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Le Niger accueille pour la première fois la 11ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou après plusieurs années d’attente. Au deuxième jour de cet évènement qui réunit près de 300 acteurs de la planification familiale venus des pays membres du PO, les lampions se sont allumés sur « l’amélioration des droits et de la santé sexuelle reproductive (DSSR) des adolescents, jeunes et capture du dividende démographique au Niger : défis et perspectives ».

Dressant les projections démographiques, Dr Idi Illiassou Mainassara, Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales a déclaré que

Le Niger enregistre le plus fort taux d’accroissement démographique au monde dans un contexte de faible prévalence contraceptive et de faible taux de scolarisation et d’alphabétisation. Cette situation laisse entrevoir un doublement de la population tous les 18 ans, engendrant ainsi des conséquences sur les performances économiques

Dr Idi Illiassou Mainassara
Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales du Niger

En plus des mesures fortes prises par son pays aux plans institutionnel et programmatique pour faire, entre autres, de la planification familiale une priorité nationale, Dr Idi Illiassou Mainassara a préconisé la formation des relais communautaires en s’inspirant du modèle malien qui consiste à rapprocher les services sanitaires des population.

De son côté, Hachimou Abdoul Karim, Secrétaire Général du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant a affirmé que

Avec l’adoption en 1985 de sa politique de planification familiale qui vise l’espacement volontaire des naissances en vue de réduire le taux de mortalité maternelle dû aux nombreuses grossesses rapprochées et celui de la mortalité infantile dû au sevrage brutal, beaucoup de progrès ont été réalisés. Le taux de mortalité maternel a baissé de 648 pour 100 mille naissances vivantes en 2006 à 520 en 2015

Hachimou Abdoul Karim
Secrétaire Général du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant

Malgré ces acquis, de nombreux défis restent à relever notamment l’insuffisance des ressources pour financer la santé. De son côté, le Secrétaire Général du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection a rappelé l’engagement du Niger à renforcer la disponibilité et capacités des services sanitaires en planification familiale pour les jeunes filles et femmes afin de réduire les 2 % des décès maternels liés aux avortements non médicalisés. Aujourd’hui, le gouvernement nigérien s’est fixé comme objectif d’augmenter le taux de prévalence contraceptive chez les femmes en union de 29,3 % en fin 2025.

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