Des journalistes à l’école de Marie Stopes International

L’ONG Marie Stopes International Burkina Faso célèbre la Journée Mondiale des Contraceptifs commémorée le 26 septembre de chaque année en différé. À cet effet, l’ONG a organisé une rencontre d’échange avec les professionnels des médias sur ses interventions en matière de santé de la reproduction au Burkina Faso,  et également sur la contraception chez les jeunes ce mercredi 22 décembre 2021 à Ziniaré. 

Plus d’une quarantaine de professionnels des médias venus de tous les quatre coins du pays ont pris part à une rencontre d’échange avec l’ONG Marie Stopes sur ses interventions, notamment en matière de santé de la reproduction et la contraception chez les jeunes. L’ONG  Marie Stopes s’est fixé pour mission « Enfants par choix et non par surprise ». Ses services en 2020 ont permis d’éviter 142 000 grossesses non désirées.

Toujours en 2020, selon les chiffres donnés par les responsables de cette ONG 323 000 personnes ont recouru aux méthodes contraceptives grâce à l’action de leur organisation. Parmi ces 323 000 utilisateurs, il y a 301 000 couples. Aussi 16 % de ces utilisateurs sont âgés de moins de 20 ans. L’ONG note également 66 000 avortements à risque ont été évités toujours dans la même année.

Dr Boubacar Sawadogo, Représentant Résidant Adjoint de Marie Stopes Burkina Faso a rappelé que cette organisation travaille à vulgariser la santé sexuelle et reproductive ainsi que la planification familiale à travers le pays.

‹‹ Nous nous alignons à la politique du ministère de la santé qui a dévoilé un certain nombre de stratégies à travers le plan national de planification familiale. En tant que partenaire, nous nous alignons à ces stratégies là et à accompagner le ministère de la santé de ce fait ››, a-t-il notifié.

Sur le taux d’adoption de la planification familiale au milieu de la jeunesse, Dr Boubacar fait comprendre que ceci relève des compétences du ministère de la santé. Mais toutefois, il confie que l’intervention de Marie Stopes a permis de toucher 16% des jeunes en 2020.

Du point fait par Dr Valérie Zombré, Directrice de la Santé de la Famille, la prévalence contraceptive chez les femmes en couple qui constituait leur cible durant l’année 2020 est de 32%. Concernant la planification familiale, elle affirme que le message commence à s’entendre au sein des sociétés avec les informations et les campagnes de sensibilisation dispatchées via les différents canaux empruntés. De ce fait, elle indique qu’il est important d’échanger avec les professionnels des médias pour les outiller davantage.

Séverin Somé, Secrétaire Général de la région du Plateau central est revenu sur la polémique qui est fait sur la contraception ou la planification au sein des différentes couches de la société burkinabè.

‹‹ On apprécie la démarche de Marie Stopes Burkina Faso parce qu’elle permettra d’outiller davantage les journalistes afin de donner la bonne information surtout aux jeunes victimes des grossesses non désirées qui perturbent leur scolarité ››, s’est-il réjoui.

Des communications  accompagnées des échanges sur la contraception et la planification familiale ont été servis aux professionnels des médias afin de leur permettre de bien appréhender ces deux concepts.

Willy SAGBE

Publié le 24-12-2021 dans Burkina 24