En tant que Bajenu Gohk, l’activiste Ngoné Sarr s’est engagé à faire le plaidoyer pour la Planification Familiale.

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme 2018, l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO) avec la collaboration des Jeunes Ambassadeurs pour la Santé de la Reproduction et la Planification Familiale (JASR/PF) membres des Coalitions de la Société Civile pour le Repositionnement de la PF en Afrique de l’Ouest (CS4FP) vous propose une série d’interviews d’activistes urbaines et rurales œuvrant pour l’accès des femmes aux services de PF.

En tant que Bajenu Gohk, l’activiste Ngoné Sarr s’est engagé, avec les leaders communautaires à faire le plaidoyer pour la Planification Familiale.

Comment est venu votre engagement au profit de la Planification Familiale?

D’abord je vis dans une communauté où c’était pas du tout facile de faire un plaidoyer sur la planification familiale à cause des croyances religieuses mais aussi une communauté qui est un peu pauvre donc il y avait des problèmes pour scolariser les enfants, des problèmes pour soigner les enfants. En ce moment il y avait pas la gratuité pour les enfants de 0 á 5ans. Donc en tant que Bajenu Gohk, Nous nous sommes engagé et avons fait le plaidoyer avec les leaders communautaires, à la base avec notre communauté. Nous avons fait un grand pas en matière de planification familiale et surtout d’espacement des naissances.

Qu’est ce qui vous a poussé à vous engager?

On sait que les grossesses rapprochées sont déjà un problème pour toutes les femmes et aussi, surtout pour les femmes démunies. Les grossesses rapprochées sont la cause de beaucoup d’autres maladies comme des AVC, le cancer du col de l’utérus, la non scolarisation des enfants et cela augmente aussi la pauvreté. Donc analysant la situation de ma communauté je me suis dit qu’il faut que je m’engage à faire quelque chose, un travail d’information d’éducation de communication ou on sent un changement positif de comportement.

En quoi votre activisme change ou pourrait changer la vie des femmes?

En ce moment si vous étiez venu chez moi vous saurez que beaucoup de chose ont changé. Aujourd’hui, les femmes peuvent travailler parce qu’une femme avec 3, 4, 5 enfants à bas âge a des problèmes pour travailler. Mais maintenant que les grossesses sont un peu espacés une femme peu faire quelque chose, elle peut aussi retenir son mari à la maison parce que quand il y avait pas la planification chez moi s’était la polygamie pour tout le monde. La polygamie pour les personnes nantis mais aussi avec les personnes démunies parce que vous savez nos hommes aiment bien le repos et vraiment ce n’est pas du tout … de vouloir habiter dans une seule chambre avec la maman le papa et 8 ou10 enfants on sait que beaucoup de choses ont changés et on peu aussi suivre l’éducation de nos enfants 

Quels sont les défis auxquels vous êtes souvent confrontés?

Au début s’était difficile parce qu’on faisait nos activités toujours avec que les femmes ou bien avec les grands mères mais après on a commencé par faire les activités avec les hommes on a commencé à faire des plaidoyer avec les hommes, des activités avec des groupes homogènes. On est parvenu a convaincre certains hommes ce nest pas très facile mais c’est moins difficile qu’avant parce que la planification n’est pas gratuit du tout on est obliger de payer pour nos clients dans les centres sanitaires 

Un message á envoyer lors de cette journée internationale de la femme?

L’espacement des naissances c’est vraiment un chemin vers l’autonomisation des femmes. Pour qu’une femme soit autonome financièrement il faut qu’elle soit en bonne santé, il faut que ses enfants soit en bonne santé, il faut aussi qu’elle ait le temps de fructifier quelque chose. Donc pour une autonomisation il faut la santé des femmes et je crois que la planification familiale est un des facteurs.

 Propos receuillis par Abdou Aziz Fall et Nolwenn Capo-chichi