Engagements chiffrés de Maires et Conseillers municipaux pour le financement de la Planification Familiale

Des Maires et Conseillers municipaux des villes de Diofior, Foundiougne, Fatick, Saint-Louis, Dagana et Richard Toll ont pris, jeudi, des engagements financiers en faveur de la Planification Familiale, avec l’ambition de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile.

Au nombre de 26, ces maires ont avancé des montants qui seront désormais alloués à la PF, au profit de leurs communes ciblées par un projet de renforcement des organisations de femmes dont e but est d’accroître le financement accru de la planification familiale, sous l’égide du Réseau Siggil Jiggen.

L’annonce a été faite par Thiaba SEMBENE, chargé de programme au Réseau Siggil Jiggen, lors d’une rencontre de partage des résultats du projet, à Dakar.

Avant d’arriver à cet engagement, le Réseau Siggil Jiggen a déroulé dans ces localités concernées des sessions de formation sur le modèle RAPID (Ressources pour l’Analyse de la Population et son Impact sur le Développement), en vue de mettre à leur disposition des « arguments pertinents en faveur de la PF ».

A travers ce modèle présenté dans ces six villes ciblées par le projet, il s’est agi d’informer les élus locaux sur les avantages de l’espacement des naissances au sein des couples.

A Diofior (Fatick), par exemple, l’application du modèle RAPID, à travers une collecte de données sur le terrain, a permis au maire de voir que la PF pourrait permettre d’économiser 831 millions de francs CFA entre 2013 et 2015 sur les dépenses de santé et 613 millions sur les dépenses d’éducation.

Le Réseau a ainsi utilisé le RAPID comme « un moyen de plaidoyer auprès des décideurs, pour qu’ils mobilisent davantage de ressources pour la santé’’.

Avec cet outil, le Réseau Siggil Jiggen a fait la démonstration que l’investissement sur la planification peut contribuer à une rationalisation des dépenses, selon ses responsables.

Pour élaborer le nouveau cadre stratégique visant le relèvement du taux de prévalence contraceptive, « il faut partir des régions où il y a des disparités avec des taux très bas », a relevé le docteur Marième Ndiaye de la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant.

Certes, « un bon spectaculaire de 8 points a été réalisé en deux ans’’, qui a permis de passer de 12% en 2012 à 20% en 2014, mais « les efforts doivent être maintenus », a-t-elle souligné.

Le Réseau Siggil Jiggen, en collaboration avec l’organisation Planned Parenthood Global, déroule ce projet pour contribuer au renforcement et à la consolidation de l’engagement des autorités publiques pour un financement accru de la planification familiale.

APS