Une étude révèle un engouement pour la planification familiale en milieu rural au Burkina

Une étude a révélé que de plus en plus on note un engouement pour la planification familiale en milieu rural au Burkina Faso, alors que le pays table sur un taux de plus de 30% de taux de prévalence contraceptive en 2020.

« De plus en plus même en milieu rural, il y a un engouement pour la planification familiale qui fait que la demande est forte. En termes de prévalence contraceptive, on peut dire que nous sommes à 24,6% au Burkina Faso », a noté jeudi à Ouagadougou, Georges Guiella, responsable de l’unité de recherche « population et santé » à l’Université de Ouagadougou.

Il a souligné que ces résultats montrent que « nous sommes sur la bonne voie et qu’il est possible qu’à l’horizon 2020, nous atteignions les 32% de taux de prévalence contraceptive ».

M. Guiella s’exprimait à l’occasion de l’atelier de présentation du document de la recherche sur le suivi des performances en planification familiale (PMA2020) initié par l’Université Johns Hopkins aux Etats-Unis en collaboration avec l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’Université Ouaga I/ Pr Joseph Ki-Zerbo.

Les résultats publiés sont le fruit d’une série d’enquêtes réalisées de novembre 2016 à janvier 2017 sur 2.747 ménages et 3.195 femmes de 15-49 ans.

Selon le rapport, 42,5% des femmes non mariées utilisent le préservatif masculin comme la méthode contraceptive.

L’enquête révèle qu’en milieu urbain, un tiers des femmes utilisent la contraception moderne, contre une femme sur cinq en milieu rural.

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