Gratuité de la planification familiale: « Mettre l’accent sur l’aspect socio-culturel »

La planification familiale sera gratuite dès juin 2019 au Burkina Faso. Ainsi, en a décidé le dernier Conseil des ministres de l’année en sa séance ordinaire le 26 décembre 2018. Si beaucoup estiment qu’il ne s’agit là que d’une étape franchie, d’autres soutiennent qu’il faudrait plutôt mettre l’accent sur l’aspect socio-culturel. L’avis du syndicaliste burkinabè, Pissyamba Ouédraogo, rejoint cette dernière idée.

Le Conseil des ministres en sa séance du 26 décembre 2018 a adopté un décret portant gratuité de la planification familiale au Burkina Faso. Seront gratuits, notamment la consultation, les produits contraceptifs et le counseling. Cette politique de gratuité prend effet à partir du 1er juin 2019.

L’adoption de ce décret, selon le gouvernement, permet la mise en œuvre de la mesure dans les structures de santé publique au Burkina Faso et une intensification de l’offre des services de planification familiale au profit des populations notamment les adolescents, les jeunes et les populations vivant en milieu rural.

Le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), Pissyamba Ouédraogo, pense que l’avènement de la planification familiale se déroule dans un contexte socio-culturel très spécifique au Burkina Faso. Selon lui, il faudrait mettre l’accent sur ce contexte. Le syndicaliste a réagi ce 4 janvier 2019 à notre micro.

De mon point de vue, l’aspect le plus important, c’est que la planification familiale doit être un choix éclairé. Le fait de mettre gratuitement à la disposition des utilisateurs éventuels ne signifie pas évidemment que les gens vont adhérer. Et ça, au moins, c’est clair. Parce que les facteurs qui justifient la faiblesse du taux de couverture en matière de planification familiale, ce n’est pas seulement la barrière financière. Il y a des éléments socio-culturels, est-il convaincu.

Noufou KINDO

Publié le 04-01-2019 dans Burkina 24