La caravane des bailleurs rencontre toutes les parties prenantes dans la PF au Bénin.

La caravane des bailleurs du Partenariat de Ouagadougou a rencontré, le vendredi 2 juin 2017, à la fin de son séjour au Bénin, toutes les parties prenantes dans le repositionnement de la planification familiale (PF). La rencontre, qui a eu lieu au Golden Tulip le Diplomate Hôtel de Cotonou, était l’occasion pour les différents acteurs de présenter la situation de la PF au Bénin.

La réunion de travail s’est tenue sous la présidence effective du Directeur de cabinet adjoint du Ministre de la Santé. Etaient également présents,  l’Ambassadeur des Pays Bas près le Bénin, le Directeur de USAID au Bénin et plusieurs représentants d’organisations, d’institutions et de divers ministères béninois.

Mme Fatimata Sy, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariet de Ouagadougou (UCPO) a présenté le Partenariat de Ouagadougou et les objectifs de la caravane.

Ce fut le tour de Dr Gaston Ahounou, Chef Service PF/Santé des Adolescents et Jeunes au Ministere de la Santé, de faire une présentation sur l’état de mise en œuvre de la planification familiale au Bénin. De sa présentation, il ressort que le taux de prevalance contraceptive (TPC) est actuellement de 17%. La tendance des données actuelles ne permet pas d’atteindre les objectifs fixés pour 2018. Le TPCm sera à 17,8% au lieu des 20% fixés pour 2018 dans le Plan d’Action National Budgetisé (PANB). Il faudra donc que le TPC du pays évolue de 5,4% par an pour atteindre les objectifs, plutôt que l’évolution actuelle de 0,9%.

Dr Gaston Ahounou, Chef Service PF/Santé des Adolescents et Jeunes au Ministere de la Santé

Selon la présentation de Dr Ahounou, les opportunités d’accroitre le TPCm au niveau de l’offre de services incluent la réduction de la rupture de stocks dans les établissements de santé. Il a noté qu’en 2015, il y a eu des ruptures de stocks de 45% pour les injectables et de 20% pour les implants pendant que le pays se déclarait en surstock au niveau national et réexportait ses stocks vers d’autres pays. En ce qui concerne la création de la demande, il faudra selon le présentateur entre autres, mieux cibler les jeunes de 15-25 ans, adresser les besoins des femmes qui veulent utiliser la PF, impliquer les hommes et les associations confessionnelles.

Pour les défis liés à l’offre, le présentateur a cité outre les ruptures de stock, l’insuffisance du personnel qualifié, de données fiables et de financements des interventions au niveau communautaire.

Romaric Ouitona, représentant les jeunes ambassadeurs (JA) a fait une présentation sur le concept « Jeunes Ambassadeurs  », leurs missions, leurs réalisations à ce jour et leurs perspectives. Il en ressort que les JA veulent le renforcement de leur capacité organisationnelle, un mécanisme de reconversion des anciens JA et enfin, faire un plaidoyer pour la signature du décret d’institutionnalisation de la politique d’exemption de coûts directs sur les méthodes contraceptives pour les adolescents et jeunes au Bénin.

Le Directeur de cabinet du Ministère de l’Enseignement Secondaire, M. Azandégbé, a pris l’engagement, au nom du Ministre d’accompagner les structures de jeunes pour la PF dans leurs actions.

L’Association Béninoise de Marketing Social (ABMS)  a présenté à son tour le Projet « Transforme Phare » qui a pour but de générer des stratégies innovantes de communication pour le changement social et de comportement (CCSC) fondées sur l’évidence, pour relever les obstacles à l’utilisation des contraceptifs modernes, transformer les attitudes sur la santé reproductive, afin de promouvoir la planification familiale en Afrique de l’Ouest.

Les leaders religieux ont eux aussi eu leur mot à dire. En effet, au Bénin, l’implication des leaders religieux dans la PF fait partie des interventions clés qui ont aidé à booster le TCP du pays. Ils ont pu recruté 10.354 nouvelles acceptantes toutes méthodes modernes confondues, engager 15 structures religieuses issues de toutes les religions dans le pays; engager et former des prestataires de 12 centres de santé confessionnels.

Une séance de questions et réponses a eu lieu pour clore la rencontre.

Staff Writer