7 juin 2022
Conflits armés, tensions sociales, politiques et économiques, problèmes environnementaux, catastrophes naturelles, épidémies : le monde est plus que jamais en proie aux crises humanitaires qui se multiplient avec des effets dévastateurs. L’Afrique de l’Ouest Francophone n’est guère épargnée. La crise sécuritaire sans précédent que traversent les pays du Sahel depuis bientôt dix ans, les bouleversements occasionnés par la COVID -19 et les souvenirs laissés par le virus à Ebola en témoignent. Les crises politiques en Côte d’Ivoire, au Mali, au Burkina-Faso, en Guinée et les catastrophes naturelles (inondations, sécheresses) en Mauritanie, au Niger et un peu partout dans la sous-région viennent s’ajouter au sombre tableau des situations humanitaires.
Conscient des enjeux et du drame silencieux qui se joue, la 10e Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou a été placée sous le thème : « Planification Familiale en contexte de crise humanitaire : Préparation, Réponse et Résilience ». Plus de 1200 participant.e.s des quatre coins du monde et surtout des neuf (09) pays du Partenariat de Ouagadougou (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo) ont pris part à cette édition.

A la lumière des diverses sessions, il est ressorti que la question des crises humanitaires et leur impact sur la planification familiale mérite d’être davantage au cœur des discussions.
Même s’il existe une multitude de définitions d’une crise humanitaire, un consensus semble se faire autour de certains points clés. Pour la Coalition Humanitaire, il s’agit d’un événement, ou une série d’événements, qui constituent une menace sérieuse à la santé, la sécurité ou le bien-être d’une communauté ou d’un groupe de personnes, sur une zone étendue.
Un contexte de crise humanitaire reviendrait donc à un milieu affecté par un conflit ou une catastrophe dépassant les capacités existantes dans le pays.
Le contexte humanitaire est si alarmant que Women’s Refugee Commission estime que dans les pays du Partenariat de Ouagadougou (PO), 13,2 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire en 2022. L’indice de risque INFORM utilisé pour apprécier l’ampleur des crises dans les pays du PO révèle que tous les 09 pays sont à risque moyen, élevé ou très élevé comme l’illustre la figure ci-après.

Certains pays comme le Mali et le Niger retiennent beaucoup plus l’attention car, se retrouvant confrontés à tous les types de crises considérés. Il urge de prendre conscience de la situation précaire qui règne dans la sous-région, d’identifier les défis qui en découlent dans tous les secteurs afin de dégager les approches de solution pour être plus résilient. La communauté du PO est consciente de l’urgence d’agir, étant donné les répercussions de ces crises sur les droits et les besoins essentiels des communautés.
Une analyse des interventions lors de la 10ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou révèle que :
En plus, peu d’évidences ou de données de recherche sont disponibles sur la SSR en situation de crise et sur l’évaluation des programmes et politiques mis en œuvre. D’où, la difficulté de savoir objectivement ce qui marche afin de répliquer ou améliorer ce qui ne marche pas.

Néanmoins, des pistes de solutions intéressantes s’offrent pour relever les nombreux défis répertoriés. Il s’agit entre autres de :

Il est aussi nécessaire d’étendre et d’institutionnaliser les mécanismes qui ont été mis en place au cours de la COVID-19, d’Ebola et d’autres crises pour améliorer la disponibilité et l’accès aux contraceptifs, notamment la fourniture plurimensuelle de méthodes à courte durée d’action, la télémédecine et les protocoles numériques.
Les acteurs de la SR/PF doivent tirer leçon des diverses crises qui se succèdent pour mieux faire face aux prochaines crises. Ce n’est qu’à ce prix que des progrès durables et significatifs seront engrangés. A l’instar de la 10ème RAPO, d’autres creusets et plateformes de réflexions et de discussions devraient servir aux acteurs pour apprendre les uns des autres et développer des stratégies probantes pour affronter efficacement les défis liés à la planification familiale en contexte humanitaire.
Du 2 au 6 février 2026, Cotonou a accueilli une série d’ateliers stratégiques. Sous l’égide de Speak Up Africa et du Partenariat de Ouagadougou, ces sessions visent à intégrer systématiquement la dimension genre dans les interventions sanitaires nationales. Ces rencontres ont réuni, dans un processus progressif, les programmes nationaux de santé, les points focaux genre […]
Un atelier de dissémination du nouveau Plan d’Action National Budgétisé de la Planification Familiale (PANB-PF) a réuni à Bamako les principaux acteurs du secteur. Sous la présidence de Madame la Ministre de la Santé et du Développement Social, cet événement marque une étape décisive pour la santé maternelle et le développement socio-économique du pays. Dans […]
Les 22 et 23 janvier 2026, la ville de Cotonou a accueilli l’atelier de lancement du Programme régional de renforcement des Droits et de la Santé de la Reproduction en Afrique de l’Ouest (PRDSR), une initiative structurante portée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), avec l’appui de Team Europe et de plusieurs partenaires […]