La planification familiale progresse au Sénégal

La prévalence contraceptive a fortement augmenté au Sénégal, selon les résultats de la première phase de l’Enquête démographique de santé à indicateurs multiples (EDS/MICS), réalisée par l’Agence Nationale de la Statistique et de la démographie (ANSD) en 2012-2013.

L’utilisation des méthodes contraceptives modernes est passée de 12 % (en 2010-2011) à 16 % (en 2012-2013), chez les femmes en union. En 2005, le taux de prévalence contraceptive était de 10 %. Les femmes utilisent essentiellement les injectables (6%), la pilule (5 %), les implants (3%).

De plus, 80 % des structures sanitaires offrent des services de planification familiale, selon les résultats de la première phase l’Enquête continue sur la prestation des services de soins de santé du Sénégal pour la période 2012-2013.

Ces résultats ont été atteints grâce à la politique de renforcement de l’offre de services de planification familiale, combinée à une stratégie soutenue de communication et de plaidoyer pour accroître la demande.

La planification familiale figure au rang des priorités nationales. Une nouvelle campagne nationale de planification familiale a été lancée le 6 septembre 2013 au Sénégal par le Ministre de la Santé et de l’Action sociale Ministre de la Santé et de l’Action sociale. L’objectif est de faire passer le taux de prévalence contraceptive de 12% à 27% d’ici 2015, conformément aux engagements pris par le Sénégal au Sommet de Londres, matérialisés par le Plan d’action national sur la planification familiale.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a plaidé pour une approche genre pour promouvoir des comportements favorables. « Le problème de la planification familiale concerne le couple, ce n’est pas un problème de la femme. Il faut qu’il y ait une discussion dans les couples, une adhésion des hommes ». C’est donc autour de l’implication des hommes qu’est bâti le concept décliné en langue locale « MOYTOU NEF » (Eviter les grossesses rapprochées) de la campagne nationale de planification familiale qui va durer 10 mois.

Le Représentant du Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Boureima Diadie, a insisté sur l’importance de la sensibilisation et de l’accès aux services de planification familiale. Selon lui, cette campagne « vise à changer les comportements en impliquant mieux les hommes afin que chaque femme sénégalaise où qu’elle se trouve puisse bénéficier de ce droit fondamental, celui de planifier sa vie et celle de ses enfants par choix et non par hasard ».

Dans le cadre de son programme de coopération avec le Gouvernement du Sénégal, UNFPA soutient fortement les initiatives communautaires pour améliorer la disponibilité, l’offre de produits contraceptifs et la création de la demande. UNFPA, en collaboration avec les réseaux nationaux en population et développement, les acteurs de la société civile, les ONGs , appuie les efforts de plaidoyer en direction des décideurs, des parlementaires, des partenaires au développement pour accorder plus de ressources à la planification familiale.

Source: UNFPA Senegal