Le Ministre burkinabé de la Santé, Pr Charlemagne Marie Ragnag-Newende Ouedraogo lors de l’atelier regional sur la SR et la PF

Le Ministre burkinabé de la santé, le Pr Charlemagne Marie Ragnag-Néwendé Ouedraogo, très enthousiaste a présidé les travaux de l’atelier régional des journalistes sur la santé de la reproduction et la planification familiale. Un atelier qui a regroupé une soixantaine des participants venus des 9 Pays d’Afrique francophone membres de l’UCPO. Le thème principal retenu pour cet atelier était : « la planification familiale dans un contexte humanitaire, l’impact de la COVID-19 sur la DSSR et la mobilisation de ressources locales ».

Au cours de cet atelier qui a duré pendant trois jours dans la capitale Burkinabè, le Ministre de la Santé du Burkina Faso, le Pr Ouédraogo est revenu sur les actions phares qui ont été menées dans le cadre de la planification familiale considérée comme une des actions prioritaires du gouvernement Burkina Faso. Une occasion pour lui de féliciter et d’encourager le Partenariat de Ouagadougou et ses partenaires à poursuivre leurs actions de sensibilisation et d’informations des femmes utilisatrices des méthodes modernes d’utilisation de contraception dans nos différents pays concernés.

« C’est un réel plaisir que j’ai accepté de présidé, sur invitation de Mme la Directrice de l’UCPO, l’atelier régional des journalistes sur la planification familiale dans un contexte de crise humanitaire marqué par l’impact de la COVID 19 sur le droit de santé sexuel et reproductif et la mobilisation des ressources locales. Le partenariat de Ouagadougou est né ici même au Burkina Faso en 2011. Depuis lors les 9 Pays membres qui le composent cheminent ensemble et ont fortement amélioré l’accès des femmes, des adolescents et des jeunes à l’information et au service de planification familiale. Nous avons osé ensemble, nous avons réussi ensemble, et nous entendons continuer unis sur le chemin du progrès », a déclaré le ministre Ouédraogo en substance.

Selon lui, en 2011, les pays membres ont décidé d’agir ensemble pour améliorer leur performance en matière de planification familiale dont ils estimaient bon. Pour la même année, la faible prévalence de la contraception modérée en Afrique de l’ouest particulièrement dans les pays francophones était devenue une anomalie au moment où presque partout dans le reste de l’Afrique le programme de planification familiale était de plus en plus performant. Ainsi, dit-il

« il fallait faire donc autrement agir si nécessaire dans l’urgence avec méthode et organisation. Et c’est cela qui permis les 9 pays membres avec l’assistance de l’UCPO, des partenaires au développement et les organisations de la société civile de relever l’immense défis, celui de décoller la prévalence de la contraception moderne ».

Parlant des avancées notoires de son pays en matière de planification familiale, le Ministre Ouédraogo indique qu’au Burkina Faso plusieurs plans ont été mis en œuvre. Le dernier en date est le plan national de la planification au Burkina Faso (2017-2020).

« Le gouvernement Burkinabè privilégie toujours la planification familiale comme une des actions prioritaires ; en témoigne l’élaboration en cours du plan national de planification familiale (2021-2025). Aujourd’hui, nous constatons que la planification familiale est en deuil chiffre partout dans les pays du partenariat de Ouagadougou (P.O). Au Burkina Faso, le taux de la planification familiale est passé de 16 % en 2012 à 31,9 % en 2020. Ceci dénote un grand progrès du BF en matière de planification familiale », a-t-il laissé entendre. 

Avant d’inviter les participants à s’inscrire dans la dynamique de la nouvelle vision du PO dans l’atteinte de son objectif d’ici 2030. Il dira qu’en plus de ces aspects, la mobilisation des ressources locales et surtout la coopération régionale et internationale reste un atout essentiel pour maintenir le programme de planification familiale et aussi le rendre plus performant dans nos Etats.

Il a invité les journalistes participants à plus de professionnalisme dans le cadre de la diffusion de l’information pour avoir un meilleur changement de comportement de la population surtout en cette période de fake news et de crise sanitaire mondiale. 

Madihawa Kébé 
Publié le 18-08-2021 dans Le Jour