Le projet « Communauté de Pratique » prend son envol

L’ONG SOS Jeunesse et Défis et “Share-Net” ont procédé au lancement de la “Communauté de Pratique” au Sahel sur l’usage du digital pour la promotion des droits sexuels et reproductifs, dans la matinée de ce lundi 15 novembre 2021. Au cours de la réunion de lancement à laquelle ont pris part des experts internationaux, il s’est agit de présenter les biens fondés de la « communauté de pratique » en vue d’inciter un engagement des différentes organisations.

La présente rencontre régionale, initiée par l’ONG SOS Jeunesse et Défis et « Share-Net », s’inscrit dans le cadre du projet « ENSEMBLE » ; un projet mis en place en partenariat avec plusieurs organismes, visant la promotion des droits sexuels et reproductifs.

Selon la Coordonnatrice du projet Share-Net Burkina au sein de SOS JD, Zalissa Bandé, la communauté de pratique est un rassemblement d’individus ou d’organisations en présentiel ou virtuellement, pour raconter une histoire, partager des expériences et tirer des leçons sur une thématique donnée. « La Communauté de Pratique qui nous intéresse ici c’est sur l’usage du digital pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes ». A-t-elle expliquée.

Lancé en septembre dernier, le projet est à sa phase pilote. La réunion tenue dans la matinée de ce lundi est intervenue pour présenter la Communauté de Pratique (CdP) aux différentes organisations et recueillir du même fait les engagements de ces organisations à adhérer à ladite communauté. « L’importance aussi c’est de permettre aux organisations de faire connaissance l’une de l’autre et travailler surtout en réseau et travailler aussi dans la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs au Burkina » a-t-elle lancé en rajoutant que la communauté de pratique met l’accent sur la nature sociale de l’apprentissage au sein des organisations et relève d’un volet du projet Share-Net. Quatre pays que sont le Burkina Faso, le Bénin le Mali et le Niger à la réunion, par visioconférence.

« La motivation, la structure et le mandat » les fondements de la CdP

Des dires des organisateurs, l’objectif de la réunion de lancement de la « Communauté de Pratique » était de favoriser une familiarité des différents acteurs intervenants dans le domaine du droit sexuel et reproductif, d’avec le concept de « communauté de pratique », pour une amélioration des conditions de travaux. Le partenaire de mise en œuvre de la communauté de pratique est « Share-Net». Il s’agit  d’une plateforme numérique de connaissances sur la santé sexuelle et reproductive. « Les jeunes cherchent à s’éduquer, ils vont aller sur les réseaux rechercher les informations ; l’une des sources d’informations sur lesquelles les jeunes vont tomber c’est la pornographie ! Cela va déformer la façon dont les jeunes vont apercevoir leur sexualité » a expliqué un des panéliste.

De la présentation d’une autre panéliste, l’on retiendra 03 facteurs qui garantissent la réussite et le bon fonctionnement des communautés de pratique (CdP). « la motivation, la structure et le mandat ». A cet effet les activités fréquentes dans une CdP sont la mise en place ou promotion d’agenda nationale/régionale, la génération et partage de connaissances, le développement de réseaux et la collecte de fonds.

Les financements de la CdP proviennent essentiellement de Share-net qui octroi un budget à la CdP, le second volet est la recherche de fond propre à travers le financement de certaines activités. Des dires de la coordonnatrice du projet, Zalissa Bandé, coordonnatrice du projet Share-Net au sein de SOS JD, ce sont environs 30.000 euros qui ont été mis à disposition des pays pour la réalisation. « Pour faire fonctionner la communauté de pratique, on a pas vraiment un grand budget ; c’est juste de petits budgets pour le fonctionnement des activités, la coordination » a-t-on appris.

Le projet « communauté de pratique » bénéfice aussi d’un accompagnent technique de l’Ambassade des Pays Bas a confié Lydia Tapsoba, chargée des questions sexuelles reproductives et genre a l’Ambassade des Pays Bas. « La santé sexuelle et reproductive c’est une thématique central au niveau de l’ambassade ; nous encourageons surtout la collaboration. Nous apportons un appuis technique et nous faciliterons également la mise en réseau avec d’autres structures ». A-t-elle expliqué.

Alex SOME
Publié le 15-11-2021 dans Infowakat