L’engagement des premières Dames pour améliorer la santé sexuelle des adolescents

En marge de la 71è session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, l’épouse du chef de l’Etat, Mme Keita Aminata Maiga, a pris part à une rencontre dont le thème portait sur le rôle des Premières dames dans l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des adolescentes.

La question de financement de la santé de cette couche vulnérable était parmi les préoccupations essentielles évoquées au cours de la rencontre. Dans son intervention, l’épouse du chef de l’Etat a évoqué les initiatives des autorités maliennes et celles de son ONG dans le combat pour l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des adolescentes.

“L’insuffisance de la disponibilité et de l’accessibilité à l’information et aux autres services de santé de qualité pour les jeunes en général et en particulier les adolescentes, les barrières socioculturelles, accentuent leur vulnérabilité face aux infections sexuellement transmissibles, aux grossesses précoces et non désirées, aux avortements à risque”, a-t-elle expliqué.

Malgré les efforts consentis, Mme Keita Aminata Maiga a souligné l’importance d’identifier des stratégies innovantes et à haut impact pour le financement efficace des interventions en matière de santé de la reproduction des adolescents et des jeunes. La mise en place de partenariat multi-acteurs, a-t-elle suggéré, est une approche innovante pour traiter la question de la santé sexuelle et de la reproduction des adolescentes et des jeunes filles dans un cadre qui intègre les questions d’éducation, de formation et d’autonomisation. Cette approche doit également intégrer le renforcement des capacités d’offre des services de santé en les rendant plus adaptés aux besoins des adolescents et des jeunes.

L’épouse du chef de l’Etat a évoqué l’expérience de l’ONG AGIR qu’elle préside. En effet, cette ONG a initié une stratégie qui consiste à mobiliser, dans   une approche multi-acteurs, des partenaires du système des Nations unies comme UNFPA, d’Organisations internationales comme Save The Children, de coopération bilatérale comme l’ambassade de Chine, la Fondation Loris AZZARO à Toulouse. Y compris le secteur privé des nouvelles technologies et des collectivités territoriales pour la mise en œuvre d’une initiative en faveur de l’autonomisation des adolescentes et des jeunes filles déscolarisées.

A travers le Programme triennal 2014-2017 portant sur la promotion de la qualité de l’éducation, de l’autonomisation des jeunes filles et l’offre des services conviviaux de santé de reproduction des jeunes, nous mettons en œuvre cette stratégie innovante de mobilisation de ressources et accompagnons les programmes d’éducation sexuelle dans les établissements scolaires partenaires, mettons en place des espaces jeunes dans des localités rurales et expérimentons dans les villes des centres de formation pour jeunes filles, a souligné l’épouse du chef de l’Etat.

“Ainsi, nous accélérons l’acquisition par les adolescentes et les jeunes filles, de compétences de vie et facilitons leur insertion dans le tissu économique et au-delà, leurs capacités à participer aux prises de décisions, notamment en ce qui concerne leur santé de la reproduction au sein de leur couple et dans leur communauté”, a-t-elle ajouté.

Ces actions, selon Mme Kéita Aminata Maiga, facilitent le rétablissement des équilibres en termes d’égalité de chances : une fille ayant un certain niveau d’instruction est plus autonome et a plus de possibilités et plus de pouvoir pour accéder à l’information et aux services de santé de la reproduction.

Pour renforcer le financement des interventions en matière de santé sexuelle et de la reproduction des adolescentes et des jeunes filles, la Première dame du Mali dira qu’il est important de mobiliser les ressources nationales par le développement et la mise en œuvre d’un Plan national pour la santé sexuelle et de la reproduction des adolescents et des Jeunes.

Ce plan d’actions permettra d’identifier les lacunes et opportunités existantes. Il doit permettre d’affirmer la volonté nationale en matière de promotion de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. Mon pays a déjà pris cette préoccupation en compte en initiant un plan d’action multisectoriel santé des adolescents et jeunes qui vient d’être adopté.

Sa mise en œuvre nécessitera l’intervention de tous les acteurs”, a-t-elle déclaré. A l’issue de la rencontre, l’organisation des Premières dames et leurs partenaires (FNUAP, ONUSIDA, la Fédération internationale de la planification familiale) ont convenu d’investir dans la santé des adolescentes qui sont des futures mères.

M. K.

MaliActu