Lola : De nombreuses femmes à l’école de la planification familiale

Les autorités guinéennes multiplient les actions dans le cadre de la planification familiale. C’est dans cette dynamique que la Direction Préfectorale de la Santé de Lola a officiellement lancé la campagne nationale de la planification familiale, ce lundi 15 octobre 2018. C’est le centre de santé de la commune urbaine qui a servi de cadre à la cérémonie, en présence du préfet, Saa Yola Tolno, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le planning familial permet d’espacer les naissances. Durant cinq jours, les femmes désireuses de se planifier dans la préfecture de Lola bénéficieront de l’assistance des médecins qui sont repartis dans six sites à travers toute la préfecture.

Selon Dr Louis Monèmou, chargé de la santé et reproduction à la direction préfectorale de la santé de Lola, « toutes les femmes qui veulent espacer les naissances peuvent bénéficier de cette prestation au niveau des sites retenus. Au niveau de la commune urbaine, il y a le centre de santé de la commune urbaine et l’hôpital préfectoral. A l’intérieur de la préfecture, il y a quatre sous-préfectures qui sont retenues à savoir Bossou, Zoo, Gamabèrèma et Lainé, pour que cette activité de campagne nationale de la planification familiale puisse toucher toutes les femmes désireuses de se planifier ».

En outre, Dr Monèmou est revenu en détails sur les conseils et pratiques auxquels les bénéficiaires vont être confrontés. « Parmi les méthodes contraceptives utilisées, nous avons le microlite. C’est un comprimé que les femmes prennent chaque jour pour celles qui optent pour cette méthode. Il y a des injectables qu’on appelle dépo-provéra. Là, quand on donne à une femme, c’est pour trois mois. Et; après les trois mois, elle repasse encore conformément à son rendez-vous. Nous avons le dispositif intra-utérin que l’on insère au niveau de l’appareil génital qui va protéger cette femme pour des grossesses non désirées. C’est pour espacer les naissances et ça fait au moins douze ans. C’est le délai idéal mais si elle a pris et qu’elle veut se reposer pour deux ans, trois ans, elle peut revenir pour qu’on tire. Il y a aussi l’implant Jadel qu’on insère au niveau du bras et ça a une durée de cinq ans », a-t-il expliqué.

Siba Guilavogui 

Publié le 15-10-2018 dans Guineematin