Mali : Planification familiale, situation alarmante au Mali : « 16% des filles entre 15 à 19 ans non mariées ont déjà eu leur premier rapport sexuel » !

Sous le thème « investir dans la planification familiale c’est sauver des vies !  C’est aussi contribuer au développement durable », s’est tenue, le mardi 16 juillet à l’hôtel Salam, la cérémonie de lancement officiel du Plan d’Action National Budgétisé de la planification familiale 2019-2023 (PANB). Présidé par le ministre en charge de la Santé et des Affaires Sociales, Michel Hamala Sidibé, l’évènement a enregistré la présence de la représentante de l’UNFPA, Josiane Yaguibo. Selon le ministre Sidibé le coût total du PANB,  s’élève à 72 186 854 157 FCFA.

En prenant la parole, le  ministre Sidibé dira que la stratégie du PANB a été construite sur la base d’une compréhension globale des problèmes, des défis et des opportunités de la planification familiale, des programmes en cours et des politiques en vigueur au Mali.

Selon lui, sur 18 786 996 habitants au Mali, 22% sont des femmes en âge de procréer et la moitié sont les jeunes et adolescents. Avec ce rythme de croissance démographique actuel, dit-il, la population va presque doubler d’ici 2023. A lui, d’indiquer que parmi les femmes âgées de 25 à 49 ans, une femme sur cinq, soit  20% était déjà en union avant d’atteindre l’âge de 15 ans.

En plus, le ministre de la Santé et des Affaires Sociales a souligné que 16% des filles entre 15 à 19 ans non mariées ont déjà eu leur premier rapport sexuel tout comme 6% de la tranche d’âge de 20 à 24 ans. « L’indice synthétique de fécondité est estimé à 6,3 enfants en moyenne par femme avec une fécondité de 36% chez les adolescents, jeunes de 15 à 19 ans » a-t-il déclaré.

A son tour la représentante de l’UNFPA, a soutenu que l’objectif du Mali pour les utilisatrices additionnelles et les produits nécessaires sont exprimés sur la base de l’ensemble des femmes. D’après elle, les contraceptifs sont distribués sans distinction à toutes les femmes, plus de 10% des utilisatrices sont des femmes non mariées.

Ensuite, elle dira que la vision d’un futur souhaité dans la mise en œuvre des actions et d’une ambition commune au Mali en 2023, les besoins des femmes, jeunes, des couches vulnérables et des couples en matière de planification familiale sont pris en charge.

« Leur protection ainsi que, leur accès à l’information et aux services de qualité, avec une gamme complète de méthodes contraceptives respectant les droits humains et la redevabilité du programme PF seront renforcés et garantis » a-t-elle affirmé.

Aux dires de Josiane Yaguibo, le PANB de 2019 à 2023, s’aligne sur des objectifs sanitaires plus larges et des axes stratégiques visant à améliorer l’accès aux informations, aux services et à une gamme variée complète de méthodes contraceptives pour l’ensemble de la population.

Après avoir souligné qu’un accent sera mis sur les jeunes et les populations vulnérables, elle dira que la mise en œuvre effective de ce plan exigera la sécurisation accrue des produits, le développement d’un système de suivi-évaluation performant et l’augmentation de l’offre et de la demande.

Fatoumata Coulibaly

Publié le 22-07-0219 dans Mali actu