Mobiliser pour l’adhésion et la participation des jeunes au Plan d’Action National Budgétisé

Nous voulons que les jeunes soient associés à l’élaboration du Plan d’Action National Budgétisé de la Planification Familiale, parce qu’ils constituent plus de la moitié de la population. Ce sont eux qui sont confrontés aux phénomènes des grossesses non désirées et avortement clandestins, a plaidé Georges Kouadio, Directeur-Coordonnateur de l’ONG, Mission des jeunes pour l’Education, la Santé, la Solidarité et l’Inclusion (Messi).

C’était, le 7 décembre 2020, à Abidjan-2Plateaux, les Vallons, à l’occasion d’un atelier d’engagement sur le processus et le rôle des différentes parties prenantes dans le PANBPF.

L’objectif de cet atelier, a indiqué M. Kouadio, est d’amener l’Etat, à travers le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique à impliquer les jeunes dans l’élaboration du plan d’action national de la planification familiale.

En mars 2018, le gouvernement ivoirien a pris un décret relatif à la gratuité de la contraception pour les adolescents et jeunes quel que soit leur statut VIH. Cet acte n’est pas encore traduit sur le terrain. Le gouvernement a ordonné la gratuité de la planification familiale et la contraception dans la région sanitaire de l’Agneby-tiassa. Cependant, cela n’est pas encore opérationnel.

Notre mission principale, c’est de traduire l’acte pris par le gouvernement en opérationnel, accompagner les districts sanitaires et les structures techniques du Ministère de la Santé de telle sorte que ce qui a été signé puisse être mis en œuvre sur le terrain, a indiqué Dr Yao Ernest, Directeur-Pays de l’ONG Pathfinder International-Côte d’Ivoire.

Une Ong de droit américain exerçant dans le domaine Santé crée depuis 1957 et présente en Côte d’Ivoire depuis 2016. Poursuivant, Dr Yao Ernest a expliqué que la mission principale de Pathfinder International-Côte d’Ivoire est de traduire l’acte pris par le gouvernement en opérationnel. En accompagnant les districts sanitaires et les structures techniques du Ministère de la Santé de telle sorte que ce qui a été signé puisse être mis en œuvre sur le terrain. Jouant ainsi un rôle d’accompagnement technique, il faut préciser que c’est Pathfinder qui mobilise des fonds auprès des bailleurs qui sont Advance Family Planning et Population Action International (PAI).

Nous sommes là également pour accompagner Messi dans l’exécution du plan d’action pour lequel ces fonds ont été octroyés. Il s’agit en somme de mobiliser les jeunes à s’intéresser à la santé reproductive et à exprimer leur besoin pour une prise en compte effective par l’autorité dans la planification et l’opérationnalisation, a-t-il soutenu.

Selon Dr Tanoh Gnou, Directeur Coordonnateur du Programme National de Santé, Mère-Enfant, la planification familiale et la contraception sont des sujets sensibles. Depuis l’arrivée du Dr Aka Aouélé à la tête du ministère de la Santé, l’accent est mis sur la réduction drastique de la mortalité maternelle, néo-natale et infantile à travers des stratégies efficaces, a-t-il indiqué. Et de saluer l’apport des partenaires et surtout celui de Pathfinder qui est impliqué dans la mise en place des interventions à haut impact dans le cadre de l’amélioration des indicateurs en santé mère-enfant.

A travers l’ONG MESSI, il a plaidé pour la mise place d’une grande structure qui renferme toute la jeunesse ivoirienne. Et ce pour améliorer et lever tout obstacle à l’accessibilité de la contraception et de la planification familiale.

Ce fut l’occasion pour lui de rappeler que l’enquête démographique de santé devait se faire tous les quatre ans. Cependant, a première a été faite en 1994, la 2ème en 1998. Hélas de 1998, ce n’est qu’en 2012 que nous avons eu des chiffres qui nous donnent 614 décès pour 100000. Ces chiffres ne reflètent plus la réalité, car nous sommes en 2020, a relevé Dr Tanoh

Poursuivant, il a souligné que c’est d’ailleurs pourquoi en Conseil des Ministres, il a été décidé de faire en sorte que la Côte d’Ivoire s’aligne sur les autres pays comme le Sénégal en adoptant l’enquête démographique de santé continue. Et ce, pour pouvoir avoir des indicateurs qui reflètent les efforts que le pays fournit. Et à partir de ces indicateurs, les actions seront maintenant orientées dans la correction.

Jusqu’à ce jour, tout ce que nous faisons va dans le désordre. Désormais, à partir de nos indicateurs de létalité obstétricale, néo-natale, en matière de nutrition, de paludisme… Ces indicateurs seront des indicateurs de routine qui se feront tous les ans avec la correction, s’est-il réjoui.

A noter que cet atelier a rassemblé une vingtaine de participants, responsables et membres des différentes associations de jeunes, les Représentants du Ministère de la Santé et l’équipe en charge de l’élaboration du plan et les représentants du partenaire technique.

Salif Cheickna

Publié le 09-12-2020 dans Fratmat