Mortalité infantile et planning familial : L’ONG DMI présente les résultats de ses campagnes médiatiques à ses partenaires

Development Media International (DMI) a organisé, ce jeudi 10 juin 2021, à Ouagadougou, un atelier pour présenter à ses partenaires institutionnels, les résultats de ses projets mis en œuvre au Burkina-Faso. Il s’agit des campagnes de masse médias mises en œuvre pour le changement social et comportemental dans le domaine de la santé maternelle et infantile et de la planification familiale. 

Les campagnes médiatiques de masse touchent des millions de personnes et peuvent stimuler des changements de comportement importants en vue d’améliorer la santé des populations. Cela a été prouvé par l’ONG d’origine britannique, Development Media International (DMI). Depuis sa création en 2011 à ce jour, cette organisation a réalisé deux essais contrôlés randomisés, qui ont été par la suite étendus à l’échelle nationale.

Une réduction de la mortalité de 7,1%

Le premier essai randomisé a porté sur la réduction de la mortalité infantile liée à des maladies telles que le paludisme, la diarrhée et la pneumonie. « Il s’agissait de voir de combien de pour cent une campagne média pouvait réduire la mortalité infantile. Un modèle mathématique a été créé par la London School of Hygiene and Tropical Medecine (LSHTM), en collaboration avec le centre Muraz de Bobo-Dioulasso, qui servi à l’étude de base », a indiqué le Représentant-Pays de DMI, Bassirou Kagoné.

Selon Sylvain Koussé, chercheur à DMI, à l’issue de la campagne qui a duré de 2012 à 2015, le Centre Muraz et le LSHTM ont fait une évaluation qui montre que la campagne a permis de réduire la mortalité infantile de 7.1% et de sauver 3000 vies au cours de la campagne.

Une augmentation de 20% de l’adoption des méthodes contraceptives

Le second essai randomisé, qui s’est étalé de 2016 à 2018, a permis de tester si les médias pouvaient augmenter le taux d’adoption des méthodes modernes de contraception par les femmes en âge de procréer. Des spots radio de 60 secondes, diffusés 10 fois par jour. Des programmes radio interactifs ont été diffusés trois fois par semaine, permettant aux auditeurs de réagir et d’avoir les avis d’experts de la santé. La campagne a été soutenue scientifiquement par J-PAL (Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab) et IPA (Innovation for Poverty Action). Là également, les résultats sont probants. Au bout de l’évaluation, DMI a constaté une augmentation de 20% de l’adoption des méthodes contraceptives.

Herman Frédéric Bassolé

Publié le 10-06-2021 dans lefaso