Planification familiale à Dakar : la parole est aux militants (Gabrielle Déguénonvo)

Gabrielle Déguénonvo 49 ans, 3 enfants, sage-femme travaillant pour l’ONG IntraHealth

Gabrielle-Deguenonvo1Je suis sage-femme depuis 1989, d’abord en zone rurale dans la région de Kolda, puis à Dakar. En 2007, j’ai été affectée à l’école de développement sanitaire afin de suivre la formation des sages-femmes. Et depuis 2011, j’ai rejoint IntraHealth pour pousser le planning familial.

Mon père, fonctionnaire, voulait que ses filles soient indépendantes et nous a poussées à faire des études. Je voulais être journaliste, avant de choisir le secteur médical, influencée par mes tantes qui étaient infirmières et sages-femmes. C’est un métier merveilleux, plein de petits bonheurs et d’émotions extrêmes. Ces dernières années, les choses changent au Sénégal. De plus en plus de filles étudient, de femmes travaillent. Les rapports de couple changent aussi et l’espacement des naissances améliore les relations homme-femme.

Pour ma part, j’ai discuté avec mon mari, qui travaille sur la tuberculose, du nombre d’enfants que nous aurions et de la planification de mes grossesses. Progressivement, tout le monde va y venir.

ELLE