Planification familiale : La Coalition de la société civile ivoirienne créée

c9107801061ae4fa692192a612d2c1c8_LA l’en croire, le repositionnement de la planification familiale « demande des stratégies novatrices et un accompagnement important de nos États. Toute chose qui se définit par les engagements pris par ces derniers lors de la conférence de Ouaga en 2011 », a fait remarquer la nouvelle présidente de la Coalition.

Les Organisations de la société civile ivoirienne (OSC) impliquées dans le repositionnement de la planification familiale (PF) en Côte d’Ivoire, ainsi que dans les autres questions rattachées à la santé sexuelle et reproductive (AIBEF, AIMAS, ASAPSU,…) ont tenu, le 15 avril, à Abidjan- Riviera III, au siège de l’Asapsu, une assemblée générale, visant à mettre en place une « Coalition », selon les recommandations du Partenariat de Ouagadougou (PO).

« Les défis en matière de planification familiale sont énormes. Selon notre engagement, nous devons passer de 14% de taux de prévalence contraceptive à 36% d’ici 2020. Soit un bond de 22% », a indiqué Dr Nathalie Akissi Yao-N’dry, médecin, spécialiste en management des programmes de santé et directrice des programmes de l’AIBEF, première présidente fraîchement élue par acclamation par les cinq associations présentes  sur les six que compte cette coalition.

A l’en croire, le repositionnement de la planification familiale « demande des stratégies novatrices et un accompagnement important de nos États. Toute chose qui se définit par les engagements pris par ces derniers lors de la conférence de Ouaga en 2011 », a fait remarquer la nouvelle présidente de la Coalition.

Selon la directrice des programmes de l’AIBEF, l’un des points importants était l’inscription de l’acquisition des produits contraceptifs. « A ce jour, l’État de Côte d’Ivoire a inscrit 400 millions de Fcfa  à son budget. Nous remercions infiniment le gouvernement et le ministre en charge santé pour cette action. Cependant, vu les besoins énormes, nous profitons de cette tribune pour lancer un autre  appel à l’État afin que cette ligne soit augmentée », a-t-elle plaidé.

Quant à Mme MADY, présidente de l’ONG ASAPSU (Association de Soutien à l’Autopromotion Sanitaire et Urbaine), dont la structure a en charge la trésorerie de la nouvelle « Coalition », elle explique que :

« la cotisation des membres de la coalition est certes un acquis. Mais « c’est un devoir que l’État nous aide à travailler. Nous savons qu’il y a des partenaires qui peuvent nous aider. Notre souhait est qu’ils agissent  en prenant en compte nos préoccupations. »

Le poste du secrétariat général  de la Coalition est revenu à l’Association Ivoirienne de Marketing Social (AIMAS). Les responsabilités seront assurées par Dr Reine N’GUESSAN.

Par ailleurs, cette assemblée générale s’est tenue en prélude à l’arrivée du 20 au 22 avril prochain, d’une délégation des bailleurs de fonds (USAID, UNFP, AFD…) et acteurs du Partenariat de Ouagadougou (PO). Une association  qui vise à accélérer l’utilisation des services de la planification familiale dans neuf pays de l’Afrique de l’ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo).

Isabelle SOMIAN

MaliActu