Planification familiale : Ouagadougou renforce son plan planification familiale sur la période 2017-2019.

Ouagadougou, la capitale burkinabè abrite le Plan de renforcement de la Planification Familiale (PF) sur la période de 2017 à 2019. La cérémonie officielle du lancement de ce plan a eu lieu dans la matinée de ce mercredi 4 octobre 2017 à l’Hôtel de Ville de Ouagadougou sous le patronage du Président de l’Assemblée nationale et a connu la présence de plusieurs acteurs d’ici et d’ailleurs engagés dans lutte pour l’adoption au quotidien des moyens de planification familiale dans le monde entier.

Armand Béouindé maire de Ouagadougou

A l’ouverture de la cérémonie de lancement du plan de renforcement de la planification familiale, le maire de la commune de Ouagadougou a indiqué que ce projet a pour objectif général de résorber « 60% du gap en planification familiale chez les femmes additionnelles d’ici à fin 2019 dans la commune de Ouagadougou ». A l’en croire, ce projet permettra d’assurer la formation de 426 prestataires en PF clinique ; d’équiper les 102 formations sanitaires pour l’offre de méthodes contraceptives mais aussi de réhabiliter 15 centres publics de santé. Il a de ce fait souhaité que ce présent projet puisse contribuer au renforcement de l’espacement des naissances d’une part, à l’amélioration la qualité de la santé de la mère et de l’enfant d’autre part et à « réduire les risques pour la femme de perdre la vie en la donnant ».

Pour ce projet qui s’étalera sur 24 mois, la commune de Ouagadougou en

assurera le leadership avec la mise en place d’un comité de pilotage impliquant le Ministère de la santé, les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et les organisations de la société civile intervenant dans le domaine de la santé. Le Coût total du projet est estimé à 769 494 528 F CFA. « La part de 34,1% soit 262 509 861 FCFA devrait être mobilisée par la commune de Ouagadougou en collaboration avec l’Etat et ses partenaires tandis que les 65,9% soit 506 984 667 FCFA devraient être apportés sous forme de subvention par The Chalenge Initiative (TCI) qui a d’ores et déjà disponibilisé plus de 200 000 000 FCFA », confie le maire de la commune de Ouagadougou. Cependant, Armand Béouindé dit compter sur l’accompagnement de tous et en particulier celui des PTF afin de combler le budget pour faire de ce projet une réelle réussite.

Thérèse Mayé DIOUF BA, Directrice régionale TCI, a pour sa part indiqué qu’en investissant dans la planification familiale,

« Non seulement nous sauvons des vies et permettons aux femmes et aux enfants de réaliser tout leur potentiel, mais nous permettons également de réaliser d’importantes économies dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’environnement ».

Dans ce sens, pense-t-elle que TCI apparait comme « une opportunité et un catalyseur » qui vise à accélérer l’utilisation de la planification familiale dans les « zones urbaines pauvres ». En rappel, TCI et la commune de Ouagadougou ont pu mobiliser la somme globale de 415 870 047 FCFA dont un financement direct de TCI 207 849 009 FCFA pour la première phase.

Ramatou Sawadogo, Directrice de la santé de la famille

Représentant le Ministre de la santé à cette cérémonie d’ouverture, Ramatou Sawadogo, Directrice de la santé de la famille a indiqué que la forte croissance démographique (3,1%) observée au Burkina Faso impose des impératifs dans les secteurs sociaux de base, car, dit-elle, « cette forte croissance est caractérisée par une population majoritairement jeune ». Les derniers résultats de l’Enquête Module démographie Santé (EMDS, 2015) du Burkina Faso ont montré que c’est parmi les populations les plus défavorisées que la non utilisation d’une méthode contraceptive est la plus élevée (85,7%). Pour ce faire, pense-t-elle que la maitrise de cette explosion démographique avec la contribution de planification familiale pourrait contribuer à réduire considérablement la mortalité maternelle et améliorer l’état de santé des populations. « La Planification familiale est l’un des meilleurs investissements pour contribuer à atteindre les objectifs de développement durable (ODD) », a-t-elle dit.

Oussénie Tamboura, 4e vice-président de l’Assemblée nationale, représentant le Président de l’Assemblée nationale burkinabè à cette cérémonie a, avant de procéder au lancement du présent projet, demandé aux élus locaux, et ce face aux multiples enjeux qui se présentent à eux, de « faciliter l’émergence d’approche innovante de mobilisation de ressources endogènes au profit de la planification familiale ».

Armand Kinda

Paru dans Infowakat.net