Première journée de la caravane des bailleurs du Partenariat de Ouagadougou au Burkina Faso.

Après le Niger, la caravane des bailleurs du Partenariat de Ouagadougou (PO) séjourne actuellement au Burkina Faso, deuxième étape d’une visite de trois pays. Le Burkina Faso a fait des grands progrès en matière de planification familiale ces dernières années. En 2016, il s’était fixé un objectif de 78 000 femmes additionnelles d’utilisatrices de méthodes de contraception moderne, comptant pour la phase d’accélération du PO d’ici 2020. Il a surpassé cet objectif en atteignant 98 000 femmes additionnelles, devenant ainsi le plus grand contributeur d’utilisatrices additionnelles du PO l’année dernière. Le taux de prévalence contraceptive est de 22,5% actuellement, l’un des plus élevés dans le Partenariat de Ouagadougou. Cependant, le taux des besoins non-satisfaits reste inchangé depuis 2012 à 26% et le taux de fécondité est assez élevé avec environ 6 enfants par femme.

C’est dans ce contexte que la délégation des bailleurs du PO composée de représentants des fondations Gates et Hewlett, de l’USAID, de la France, du Canada, de la Banque Mondiale et bien d’autres, a entamé sa visite au Burkina Faso.  Cette visite a pour objectifs d’écouter les parties prenantes du Burkina Faso sur leurs avancées et difficultés, de faire des visites de terrain pour voir les services de PF en action et de faire du plaidoyer auprès des décideurs pour un meilleur investissement dans la PF.

Rencontre avec les ambassadeurs des Etats-Unis, de France et du Canada au Burkina.

La visite a démarré dans l’après-midi du jeudi 25 mai par une rencontre avec les ambassadeurs des Etats-Unis, de France et du Canada au Burkina Faso. Le représentant régional de UNFPA s’est également joint à la réunion qui a eu lieu au bureau local de UNFPA. L’ambassadeur des Etats-Unis, M. Andrew Young, celui du Canada, M. Vincent le Pape, puis celui de France, M. Xavier Lapeyre de Cabanes ont pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux caravaniers et présenter les orientations de leurs gouvernements respectifs en matière de planification familiale, de santé de la reproduction et de développement en général. Perri Sutton, de la Fondation Gates, agissant en porte-parole des bailleurs, a remercié les ambassadeurs avant de présenter les objectifs de la caravane et faire un plaidoyer pour que toute femme qui le veut, puisse choisir la méthode de contraception qui lui convient. Le représentant régional de UNFPA, M. Mabingue Ngom a quant à lui a mis entre l’accent sur la feuille de route de l’Union Africaine pour capturer le dividende démographique à travers des investissements dans la jeunesse. D’autres intervenants, parmi lesquels Mme Fatimata Sy, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), ont également pris la parole. Mme Sy a fait l’historique du mouvement qu’est le PO, et souligné les grands progrès accomplis par les pays, mais également les défis qui restent à surmonter pour atteindre les objectifs de la phase d’accélération d’ici 2020.

Le Canada, qui vient de se joindre au Partenariat de Ouagadougou, a été chaleureusement ovationné par tous les participants pour son engagement politique et financier en faveur de la santé reproductive des femmes, des jeunes et des droits sexuels de tous. Selon M. Vincent le Pape, l’accès à la planification familiale et aux services de santé de la reproduction est un droit humain.

Réception chez le représentant de l’USAID au Burkina

Ce fut le tour du représentant de l’USAID au Burkina Faso d’accueillir les caravaniers à son domicile pour une réception. C’était l’occasion pour les bailleurs et les autres parties prenantes invitées de discuter et d’échanger de façon informelle. L’ambassadeur des Etats-Unis, SEM Andrew Young et Mme Anne Thieba, Épouse du Premier Ministre du Burkina et Ambassadrice de la PF au Burkina Faso étaient également de la partie.

Staff Writer