Promouvoir la planification familiale, un enjeu-clé pour l’Afrique de l’Ouest

Equilibres & Populations, conjointement avec le Partenariat de Ouagadougou et l’Académie des Sciences, organisent le 8 juin à Paris une conférence pour souligner l’importance des questions de planification familiale pour le futur de l’Afrique de l’Ouest. Une dizaine d’acteurs et d’actrices de la région présenteront les initiatives qui marchent et appelleront la France à renouveler ses engagements en matière d’aide au développement.

La conférence, intituléeEmpowerment des femmes et démographie : la planification familiale, un enjeu-clé pour l’Afrique de l’Ouest, rassemblera mercredi 8 juin à la Fondation Del Duca (Paris 8ème) différent-e-s intervenant-e-s venu-e-s du Sénégal, du Burkina Faso et du Niger. La diversité de leurs profils (représentant-e-s ministériels, de la société civile, de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé) permettra de donner un aperçu complet des besoins des populations et des solutions à mettre en œuvre pour y répondre.

Aujourd’hui, deux décès en couches sur trois se produisent en Afrique sub-saharienne, région du monde qui a connu les progrès les plus faibles en matière de lutte contre les grossesses précoces avec 116 naissances pour 1 000 adolescentes en 2015.

Pour faire face à ces défis majeurs, particulièrement pour l’Afrique de l’Ouest, il est indispensable d’investir dans les programmes deplanification familiale et de garantir plus largement les droits sexuels et reproductifs. Selon Aurélie Gal-Régniez, directrice exécutive d’Equilibres & Populations, “les efforts en matière de planification familiale permettront d’articuler les questions d’empowerment avec les enjeux démographiques. C’est une nécessité pour améliorer concrètement les conditions de vie en Afrique de l’Ouest, en premier lieu celles des femmes et des adolescentes”. La conférence du 8 juin sera une occasion pour porter ce message.

Plus largement, pendant une semaine, la délégation ouest-africaine rencontrera les responsables politiques et techniques de l’aide au développement française.La France a largement soutenu l’initiative de Muskoka de 2010 à 2015. Mais aujourd’hui, elle n’a pas annoncé de nouvel engagement financier, rappelle Fatimata Sy, directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou qui ajoute :

La France doit poursuivre son investissement pour la planification familiale en Afrique de l’Ouest, et ré-enclencher une dynamique positive pour créer un effet levier et attirer d’autres Etats bailleurs”.

 


Equilibres & Populations, ONG créée en 1993, basée à Paris et à Ouagadougou, est une des rares structures de la société civile à conduire un plaidoyer constant en faveur de la planification familiale et de l’empowerment des femmes et des jeunes filles à la fois en Afrique de l’Ouest francophone et vis-à-vis de la politique dedéveloppement française.

Le Partenariat de Ouagadougou constitue un mouvement prometteur lancé lors de la Conférence Régionale sur la Population, le Développement et la Planification Familiale tenue à Ouagadougou au Burkina Faso, en février 2011. Il réunit 9 gouvernements des pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires techniques et financiers pour accélérer les progrès dans l’utilisation des services de planification familiale.

L’Académie des Sciences, créée en 1666, se consacre au développement des sciences et conseille les autorités gouvernementales en ce domaine. Indépendante et pérenne, placée sous la protection du président de la République, elle est l’une des cinq académies siégeant à l’Institut de France.