Le public doit positiver sa perception de la Santé de la Reproduction chez les jeunes

La coordonnatrice du projet « Voix pour la santé » de l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), Ndèye Fatou Wade NIANG, plaide pour « une opinion publique positive », qui puisse faciliter l’accès des jeunes et des adolescents aux services de santé de la reproduction.

« Nous pensons naturellement, en tant qu’association de journalistes engagés dans la promotion de la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes, que les médias sont le principal levier pouvant permettre d’arriver à  une telle évolution », a-t-elle expliqué.

« Pour ce faire, ajoute la journaliste, nous avons ciblé, à  travers le projet +Voix pour la santé+, les communicateurs traditionnels et les chefs religieux qui interviennent dans les médias, et bien entendu nos confrères. »

Et Ndèye Fatou Wade NIANG de préciser : « En tant qu’association de journalistes, ce qui nous a motivés, c’est notre engagement à  plaider et à  travailler pour le bien-être et la santé des populations. »

La coordonnatrice du projet « Voix pour la santé » de l’AJSPD a relevé le « déficit criant » concernant l’information du public sur la « santé sexuelle » des adolescents et des jeunes.

Elle a fait état de « beaucoup de tabous » liés à  la santé de la reproduction et à  la planification familiale surtout. « C’est pourquoi nous travaillons avec les communicateurs traditionnels, qui nous font d’ailleurs comprendre que l’éducation sexuelle des adolescents et des jeunes a toujours existé dans notre société… » a-t-elle expliqué.

Selon Ndèye Fatou Wade Niang, certains religieux ont compris les risques auxquels sont exposés les adolescents et les jeunes en s’adonnant à  des comportements sexuels à  risque et en s’ouvrant à  la modernité sans une orientation « vers nos valeurs religieuses ». Ce schéma peut les conduire au « libertinage », avertit-elle.

Pour éviter cela, les tabous sur la santé de la reproduction et la sexualité des adolescents et des jeunes doivent être brisés, affirme la journaliste.

« Il faut surtout noter qu’il ne s’agit pas forcément de planification familiale, même si cet aspect peut entrer en ligne de compte. C’est un ensemble de services qui sont offerts aux jeunes, surtout pour leur accès à  l’information, en vue d’une bonne santé de la reproduction », a-t-elle souligné.

L’AJSPD déroule des activités visant à  outiller les jeunes confrontés à  des difficultés les empêchant de discuter avec leurs parents de questions liées à  la « santé sexuelle ».

« Ce sont ceux-là  (les jeunes) qui vont surtout porter les messages de sensibilisation adressés à  leurs pairs, pour un changement de comportement favorable et responsable », en matière de santé de la reproduction, a insisté la coordinatrice du projet « Voix pour la santé ».

APS