Santé de la mère et du nouveau-né : Le district sanitaire de Popenguine affiche des indicateurs encourageants

Avec un taux d’achèvement des Consultations prénatales (CPN) de 59,2%, d’accouchement dans les structures de santé de 97,3% et une prévalence contraceptive autour de 20%, le district sanitaire de Popenguine a des indicateurs de santé encourageants.

Après Keur Massar, les représentants de l’UNICEF, du Fonds des Nations Unies pour  la Population (UNFPA), de l’OMS, d’ONU Femmes, du ministère de la Santé et du Fonds français Muskoka ont visité les districts de santé de Guédiawaye et de Popenguine. Situé dans la région médicale de Thiès, ce dernier bénéficie, depuis 2011, de l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Contrairement à Keur Massar, les indicateurs dans le domaine de la santé de la mère sont encourageants.

D’après le capitaine Dr Youssouph TINE, médecin chef du district sanitaire de Popenguine, le taux d’accouchement dans les structures de santé tourne autour de 97,32%. Celui d’achèvement des consultations prénatales (CPN) est de 59,2%, alors qu’il était de 52,02% en 2013. Mais l’objectif est de porter ce taux à 70% d’ici la fin de cette année. Pour la planification familiale, Popenguine a atteint 20% de prévalence contraceptive au cours du premier trimestre 2015. Ces bons résultats ont été obtenus grâce à l’engagement de l’association des pairs éducateurs, des « Badiénou Gokh » (marraines de quartier) et des relais religieux. La représente de l’UNFPA au Sénégal Mme Andrea Wojnar DIAGNE a salué ces résultats et remercié le Fonds français Muskoka pour le soutien.

Les membres de la délégation ont aussi visité le coin des adolescents du district de santé de Popenguine logé à l’entrée du Centre de santé. Dans cette salle, les jeunes sont conseillés et orientés. Depuis juillet 2015, date du démarrage des activités, plus de 36 jeunes y ont reçu des informations et certains ont été référés vers des structures de santé. Selon la gérante, les adolescents posent souvent des questions liées aux Infections sexuellement transmissibles (IST). D’autres demandent des conseils sur les méthodes de planification familiale. « Nous essayons de satisfaire tous les besoins exprimés par les adolescents », a-t-elle fait savoir.

Les représentants des agences du système des Nations unies, du Fonds français Muskoka et du ministère de la Santé ont fait un tour à la maternité dont le bâtiment est en réfection. « Ici, il y a moins de cinq accouchements par semaine », a signalé la maîtresse sage-femme. Auparavant, la délégation a fait un crochet au village Kinabour II qui abrite une case de santé et bénéficie d’un appui financier de l’UNFPA pour dérouler les activités de prévention et de prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant. Les femmes du village ont reçu une somme forfaitaire de 50.000 FCfa comme fonds de solidarité. Il y a une autre caisse de 150.000 FCfa qui leur permet de mener des activités génératrices de revenus moyennant une cotisation de 100 FCfa.

Le bloc opératoire du centre de santé de Popenguine non fonctionnel

Malgré les bons résultats enregistrés, le Centre de santé de Popenguine ne dispose pas de bloc opératoire. Construit depuis deux ans, il n’est pas encore fonctionnel faute de matériel de réanimation et de personnel. Pour le médecin chef du district sanitaire de Popenguine, Youssouph TINE, il est important de faire fonctionner ce bloc parce que Popenguine est une cité religieuse qui a l’ambition d’avoir un hôpital dans les prochaines années. « Donc les efforts doivent être faits pour que ce bloc puisse fonctionner », a plaidé Dr TINE qui a aussi déploré le manque de véhicules de liaison. Pour faire des stratégies avancées, les agents sont obligés de prendre des « clandos » (taxis collectifs). « Nous espérons que cette question sera résolue très bientôt », a-t-il déclaré.

Eugène KALY

Le Soleill