Santé de la reproduction au Burkina: Deux engagements internationaux en débat

L’Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF) réunit, du 13 au 14 septembre 2018 à Ouagadougou, les députés, les maires, les consultants en santé de la reproduction, les partenaires, volontaires et autres acteurs. Le but de cette rencontre est d’examiner l’état de mise en œuvre des engagements de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) et de l’Initiative Planification Familiale 2020 (FP2020) au Burkina Faso.

Un atelier relatif à la santé et aux droits sexuels et reproductifs des adolescents et des jeunes se tient dans la Capitale burkinabè les 13 et 14 septembre 2018. Initié par l’ABBEF et ses partenaires, l’atelier consiste à présenter et à échanger autour d’un rapport sur l’état de mise en œuvre de deux engagements internationaux.

Dans ce rapport, il est question des engagements pris par le Burkina Faso dans le cadre du Plan d’actions de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) au-delà de 2014 et de l’Initiative Planification Familiale 2020 (FP2020) issue du Sommet de Londres de 2012.

Ladite étude est structurée en sept points. Le premier point présente le contexte général du pays à travers l’organisation administrative et socioculturelle ainsi que le profil démographique, socioéconomique et sanitaire. Le second aspect concerne une synthèse des deux engagements suscités en se focalisant sur la santé, les droits sexuels et reproductifs des adolescents et des jeunes.

Le troisième point énumère les grandes mesures prises par le gouvernement pour honorer ses engagements. Le quatrième résume les grands progrès réalisés par le Burkina relatifs à la santé, les droits sexuels des ados et jeunes. Le cinquième point relève les contraintes et difficultés majeures ayant entravé l’atteinte des résultats escomptés.

L’avant-dernier point du rapport présente les défis et perspectives pour la mise en œuvre intégrale des deux engagements pris par le Burkina. Le septième et dernier point formule des recommandations stratégiques et opérationnelles en vue d’atteindre les résultats prévus.

Recueillir des amendements, observations et critiques…

La Présidente nationale de l’Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF), Wendyam Kaboré, voit en l’atelier d’échanges une initiative louable. Elle a invité les participants à l’introspection et à des échanges francs afin de relever les défis persistants en matière de droits sexuels et reproductifs. Le Directeur exécutif de l’ABBEF, Boureihiman Ouédraogo, lui emboite le pas.

Selon lui, le présent atelier a pour objet de partager avec les différents acteurs, les structures gouvernementales, l’Assemblée nationale, les collectivités territoriales, les ONG et associations, les partenaires, l’état des lieux de la mise en œuvre de la CIPD et des engagements du FP2020 auxquels le Burkina Faso a souscrits. Les responsables de l’ABBEF trouvent très important le suivi de la mise en œuvre de ces engagements.

L’ABBEF, avec l’appui de ses partenaires, a pu faire une analyse de la situation de mise en œuvre. Le présent atelier vise à présenter les résultats de l’étude et surtout à recueillir les amendements, observations et critiques des différents acteurs en vue d’améliorer la qualité du document pour qu’il soit un document consensuel servant de référence pour les activités futures de plaidoyer toujours dans le cadre de la mise en œuvre de ces engagements, a expliqué Boureihiman Ouédraogo.

A l’en croire, le rapport fait ressortir que, sur le plan législatif, sur le plan de la mise en œuvre des programmes, sur le plan des financements, il y a des efforts encourageants qui ont été enregistrés, mais plusieurs défis subsistent.

Parce que si par exemple, on a pu progresser dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, il reste que les chiffres sont encore élevés, il y a toujours des besoins insatisfaits en matière de planification familiale, les jeunes et les populations rurales n’ont pas toujours accès aux services de qualité, fait noter le Directeur exécutif de l’ABBEF pour qui, il y a toujours urgence d’agir.

Noufou KINDO

Publié le 13-09-2018 dans Burkina 24